Dans un premier temps, il est essentiel de modéliser correctement l'expérience aléatoire comme le montre les exemples suivants.
- Successif/simultané : Supposons que l'on tire deux cartes dans un jeu de 52 cartes. On s'intéresse aux valeurs et aux couleurs de ces deux cartes. Combien y a-t-il d'issues possibles ?
Si l'on tire successivement les deux cartes, il y a 52 choix possibles pour la première carte et 51 choix possibles pour la seconde donc en tout 52×51=2652 issues possibles. Notamment les issues (7♡,V♠) et (V♠,7♡) sont deux issues distinctes.
Si l'on tire simultanément les deux cartes, il n'y a aucune raison de distinguer les issues (7♡,V♠) et (V♠,7♡). Le nombre d'issues possibles est (252)=1326.
- Avec remise/sans remise : Supposons que l'on tire successivement 2 boules dans une urne contenant 10 boules numérotées de 1 à 10. On s'intéresse aux valeurs affichées par ces deux boules. Combien y a-t-il d'issues possibles ?
S'il s'agit d'un tirage avec remise i.e. si l'on remet la première boule dans l'urne après l'avoir tirée, il y a 10 choix possibles pour la première boule et à nouveau 10 choix possibles pour la seconde boule donc 10×10=100 issues possibles.
S'il s'agit d'un tirage sans remise, alors il y a 10 choix possibles pour la première boule mais plus que 9 choix possibles pour la seconde donc 10×9=90 issues possibles (on n'a plus accès aux issues du type (n,n)).