Par la Notation 1.1, il s'agit dans chaque cas de montrer que la formule
F⟺G est une tautologie (Définition 1.8). On traite les deux premières identités par tables de vérité, et la troisième en utilisant la Proposition 1.1.
Première identité (première loi de De Morgan) : non(P et Q)≡((non P) ou (non Q)).
PVVFFQVFVFP et QVFFFnon(P et Q)FVVVnon PFFVVnon QFVFV(non P) ou (non Q)FVVVLes colonnes 4 et 7 sont identiques dans les 4 cas (d'après la Définition 1.3 pour la conjonction, la Définition 1.2 pour la négation, et la Définition 1.4 pour la disjonction). La formule est une tautologie.
Deuxième identité (deuxième loi de De Morgan) : non(P ou Q)≡((non P) et (non Q)).
PVVFFQVFVFP ou QVVVFnon(P ou Q)FFFVnon PFFVVnon QFVFV(non P) et (non Q)FFFVLes colonnes 4 et 7 sont identiques dans les 4 cas. La formule est une tautologie.
Troisième identité : non(P⟹Q)≡(P et (non Q)).
D'après la Proposition 1.1 (première reformulation), on a
P⟹Q≡(non P) ou Q. Autrement dit,
(P⟹Q)⟺((non P) ou Q) est une tautologie. En particulier, pour toutes valeurs de vérité de
P et
Q, les formules
P⟹Q et
(non P) ou Q ont la même valeur de vérité, donc leurs négations aussi. Ainsi :
non(P⟹Q)≡non((non P) ou Q).Or, d'après la deuxième identité démontrée ci-dessus (appliquée à
non P à la place de
P et
Q à la place de
Q) :
non((non P) ou Q)≡(non(non P)) et (non Q).Enfin, d'après la Définition 1.2 de la négation,
non(non P) a la même valeur de vérité que
P (la double négation redonne la proposition initiale), donc :
non((non P)) et (non Q)≡P et (non Q).En enchaînant les trois équivalences, on obtient bien
non(P⟹Q)≡P et (non Q).