L'espace est muni d'un repère (O;i,j,k). Soit d la droite passant par A(x0,y0,z0) et de vecteur directeur u(a,b,c) non nul. Pour tout point M(x,y,z) :M∈d⟺∃t∈R:⎩⎨⎧x=x0+aty=y0+btz=z0+ctCe système, où t décrit R, s'appelle une représentation paramétrique de d. Elle n'est jamais unique : changer de point sur d ou remplacer u par un vecteur colinéaire non nul (voir vecteurs-droites-et-plans-de-lespace pour la notion de vecteur directeur) donne un système différent qui décrit la même droite.
Démontrons l'équivalence en revenant à la définition d'un vecteur directeur.
Étape 1. Traduire l'appartenance à d en colinéarité.
Par définition, d est l'ensemble des points M tels que AM soit colinéaire à u (cf. vecteurs-droites-et-plans-de-lespace). Ainsi :M∈d⟺AM et u sont colineˊaires.
Étape 2. Traduire la colinéarité par un réel t.
Comme u=0, AM et u sont colinéaires si et seulement s'il existe t∈R tel que AM=tu (un vecteur colinéaire à un vecteur non nul en est toujours un multiple, y compris le vecteur nul obtenu pour t=0).
Étape 3. Passer aux coordonnées.
Le repère étant fixé, AM a pour coordonnées (x−x0,y−y0,z−z0) et tu pour coordonnées (ta,tb,tc). L'égalité vectorielle AM=tu équivaut donc, coordonnée par coordonnée, à⎩⎨⎧x−x0=aty−y0=btz−z0=ct⟺⎩⎨⎧x=x0+aty=y0+btz=z0+ct.
En combinant les trois étapes, M∈d si et seulement s'il existe un même réel t vérifiant simultanément les trois égalités : c'est exactement la représentation paramétrique annoncée. Le point à retenir est que les trois équations partagent un seul et même paramètre t, ce qui distingue une représentation paramétrique d'un simple triplet d'équations indépendantes.
