Exercices de Ensembles et applications en maths Sup (prépa) | The Maths Tailor
Exercices de Ensembles et applications, Sup (prépa)
64 exercices de Ensembles et applications pour les maths Sup (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Applications : définitions ensemblistes, Composition, Image directe, image réciproque, Restriction et prolongement.
Un ensemble est dit décrit en compréhension lorsqu'il réunit les éléments d'un ensemble vérifiant une propriété. Un ensemble est dit décrit en extension lorsqu'on cite ses éléments. Par exemple, {n∈Z∣∃k∈Z,n=2k} et {2k∣k∈Z} sont des descriptions respectivement en compréhension et en extension de l'ensemble des entiers pairs.
Q1-Décrire en compréhension et en extension l'ensemble {1,3,5,7,…}
Q2-Décrire en compréhension et en extension l'ensemble {1,10,100,1000,…}
Q3-Décrire en extension l'ensemble des nombres rationnels
Q4-Décrire en compréhension l'ensemble ]0,1]
Q5-Décrire en compréhension et en extension l'ensemble des valeurs prises par une fonction f:R→R
Soit A une partie d'un ensemble E. On appelle fonction caractéristique de la partie A dans E, l'application 1A:E→R définie par :1A(x)={10si x∈AsinonDe quels ensembles les fonctions suivantes sont-elles les fonctions caractéristiques ?
Soient E, F, G trois ensembles, f:E→F, g:F→G et h:G→E. Établir que si h∘g∘f est injective et que g∘f∘h et f∘h∘g sont surjectives alors f, g et h sont bijectives.
Soit f:E→I une application surjective. On pose, pour tout i∈I, Ai=f−1({i}). Montrer que les Ai sont non vides, deux à deux disjoints, de réunion égale à E.
Soit f une application de N dans N vérifiant f(1)=1 et telle que∀(m,n)∈N2,f(m+f(n))=f(f(m))+f(n)On rappelle que Imf=f(N) et on note F l'ensemble des points fixes de f, c'est-à-dire F={a∈N,f(a)=a}.
Soient E un ensemble, A et B deux parties fixées de E, et Ψ l'application de P(E) dans P(A)×P(B) définie par∀X⊂E,Ψ(X)=(X∩A,X∩B).
Q1-Etude de l'injectivité de Ψ. a. Calculer Ψ(∅). b. Calculer Ψ(A∪B). c. Prouver que Ψ est injective si et seulement si A∪B=E.
Q2-Etude de la surjectivité de Ψ. a. Le couple (∅,B) admet-il un antécédent par Ψ ? b. Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur A, B et E pour que Ψ soit surjective.
Le plan P est muni d'un repère orthonormé direct. A est le point d'affixe 2. On définit une application T:P∖{A}→P qui au point d'affixe z associe le point d'affixe f(z)=2z+3+z−26.
Q1-Étudier l'injectivité et la surjectivité de T.
Q2-Déterminer l'ensemble des points de P invariants par T.
Q3-Deux points m et m′, d'affixes respectifs z et z′, sont dits associés s'ils ont la même image par T. Montrer que les points m et m′, d'affixes respectifs z et z′, sont associés si et seulement si z=z′ ou (z−2)(z′−2)=3.
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On a f(z)=2z+3+z−26 pour z=2.
1. Injectivite et surjectivite de T.
Supposons f(z)=f(z′) avec z,z′=2 :2z+3+z−26=2z′+3+z′−262(z−z′)+6(z−21−z′−21)=02(z−z′)−(z−2)(z′−2)6(z−z′)=0(z−z′)(2−(z−2)(z′−2)6)=0Donc z=z′ ou (z−2)(z′−2)=3. T n'est pas injective : par exemple z=3 et z′=5 verifient (3−2)(5−2)=3 et sont distincts.
Pour la surjectivite : soit w∈C. On cherche z=2 tel que f(z)=w, i.e. 2z+3+z−26=w. Posons u=z−2 (u=0) : 2(u+2)+3+u6=w, soit 2u+7+u6=w, i.e. 2u2+(7−w)u+6=0. Le discriminant est Δ=(7−w)2−48=w2−14w+1. Cette equation a toujours des solutions dans C (discriminant d'une equation du second degre dans C). Il faut verifier que u=0 : u=0 ssi 6=0, impossible. Donc il existe toujours un antecedent. T est surjective.
2. Points fixes de T. On cherche z=2 tel que f(z)=z : 2z+3+z−26=z, soit z+3+z−26=0. En posant u=z−2 : u+5+u6=0, i.e. u2+5u+6=0, soit (u+2)(u+3)=0. Donc u=−2 ou u=−3, i.e. z=0 ou z=−1. Les points fixes sont les points d'affixes 0 et −1.
3. Points associes. Deux points m(z) et m′(z′) sont associes ssi f(z)=f(z′). D'apres le calcul de la question 1, f(z)=f(z′) ssi z=z′ ou (z−2)(z′−2)=3.
4. T(E) ou E est l'axe reel prive de A. Si z∈R∖{2}, alors f(z)=2z+3+z−26∈R. Donc T(E)⊂R.
Pour z reel, z=2 : posons u=z−2∈R∗. Alors f(z)=2u+7+u6. Etudions g(u)=2u+u6+7 sur R∗. - Sur ]0,+∞[ : g′(u)=2−u26, g′(u)=0 ssi u=3. g(3)=23+36+7=23+23+7=43+7. 0+limg=+∞, +∞limg=+∞, minimum 43+7. Donc g(]0,+∞[)=[43+7,+∞[. - Sur ]−∞,0[ : g′(u)=0 ssi u=−3. g(−3)=−43+7. −∞limg=−∞, 0−limg=−∞, maximum −43+7=7−43. Donc g(]−∞,0[)=]−∞,7−43].
Finalement T(E)=]−∞,7−43]∪[7+43,+∞[.
5. T−1([BC]). Les points B et C ont pour affixes 7−43 et 7+43. Le segment [BC] est le segment reel [7−43,7+43].
On cherche z∈C∖{2} tel que f(z)∈[7−43,7+43]. D'apres la question 4, pour z reel : T(E)∩[7−43,7+43]={7−43,7+43}, qui correspondent a u=−3 (z=2−3) et u=3 (z=2+3).
Pour les points associes : les antecedents de z=2−3 sont z et z′ avec (z′−2)(−3)=3, z′=2−3 (le meme). De meme pour z=2+3 : (z′−2)3=3, z′=2+3.
Pour w∈]7−43,7+43[, l'equation 2u2−(w−7)u+6=0 a un discriminant Δ=(w−7)2−48<0 (car ∣w−7∣<43). Les solutions sont complexes conjuguees : u=4(w−7)±i48−(w−7)2, donc z=2+u est non reel.
On a ∣u∣2=16(w−7)2+48−(w−7)2=3, donc ∣z−2∣=3.
Ainsi T−1([BC]) est le cercle de centre A(2) et de rayon 3, i.e. {z∈C:∣z−2∣=3}.