Exercices de Relations binaires en maths Sup (prépa) | The Maths Tailor
Exercices de Relations binaires, Sup (prépa)
46 exercices de Relations binaires pour les maths Sup (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Généralités, Relation d'équivalence, Relation d'ordre.
Soit R une relation binaire sur un ensemble E à la fois réflexive et transitive. On définit les nouvelles relations S et T par :xSy⇔(xRy et yRx)etxTy⇔(xRy ou yRx).Les relations S et T sont-elles des relations d'équivalences ?
Soit R une relation binaire réflexive et transitive. On définit une relation S par :xSy⇔xRy et yRx.Montrer que S est une relation d'équivalence et que R permet de définir une relation d'ordre sur les classes d'équivalences de S.
Soit (G,×) un groupe et H un sous groupe de (G,×). On définit une relation binaire R sur G par :xRy⇔xy−1∈H.Montrer que R est une relation d'équivalence et en décrire les classes d'équivalence.
Soit E un ensemble de cardinal n, R une relation d'équivalence sur E ayant k classes d'équivalence et G={(x,y)∈E2∣xRy} le graphe de R supposé de cardinal p. Prouver qu'on a n2≤kp.
On définit une relation binaire ⪯ sur {z∈C∣Im(z)≥0} par :z⪯z′⇔∣z∣<∣z′∣ ou (∣z∣=∣z′∣ et Re(z)≤Re(z′)).Montrer qu'il s'agit d'une relation d'ordre total.
Soit E l'ensemble des couples (I,f) formé d'un intervalle I et d'une fonction réelle définie sur I. On définit une relation ⪯ sur E par : (I,f)⪯(J,g)⇔I⊂J et g∣I=f. Montrer que ⪯ est une relation d'ordre sur E.
Soient A,B deux parties d'un ensemble E ordonné par ⪯. On suppose que A et B ont chacun un plus grand élément. Qu'en est-il de A∪B lorsque l'ordre est total ? lorsqu'il ne l'est pas ? Que dire de A∩B ?
Soit E un ensemble ordonné par une relation ≤. Un tableau à n lignes et p colonnes est formé d'éléments ai,j∈E avec i indice de ligne (1≤i≤n) et j indice de colonne (1≤j≤p). On note le plus petit élément de chaque colonne et l'on prend le plus grand de ces plus petits :1≤j≤pmax(1≤i≤nminai,j).On note aussi le plus grand élément de chaque ligne et l'on prend le plus petit de ces plus grands :1≤i≤nmin(1≤j≤pmaxai,j).
On définit une relation binaire sur N2 parx⪯y⟺(x1<y1 ou (x1=y1 et x2≤y2))où x=(x1,x2) et y=(y1,y2).
Q1-Prouver que ⪯ est une relation d'ordre sur N2.
Q2-L'ordre est-il total ?
Q3-On pose A={(p,p),p∈N} et B={(2,10p),p∈N}. Les parties A et B de (N2,⪯) sont-elles majorées ? Possèdent-elles un plus grand élément ? Une borne supérieure ?
Q1-Montrer que la relation d'inclusion notée ⊂ est un ordre sur P(E).
Q2-L'ordre est-il total ?
Q3-On pose pour tout (A,B)∈P(E)2, sup(A,B)=sup({A,B}) et inf(A,B)=inf({A,B}).
Justifier ces définitions. On exprimera sup(A,B) et inf(A,B) en fonction des sous-ensembles A et B à l'aide des symboles ∪ et ∩.
Montrer plus généralement que toute partie non vide F de (P(E),⊂) admet une borne inférieure et une borne supérieure que l'on explicitera à l'aide de F en utilisant les symboles ∩ et ∪.
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1. Montrons que ⊂ est un ordre sur P(E). - Réflexivité : A⊂A pour tout A. - Antisymétrie : Si A⊂B et B⊂A, alors A=B. - Transitivité : Si A⊂B et B⊂C, alors A⊂C.
2. L'ordre n'est pas total en général si ∣E∣≥2 : prendre A={x} et B={y} avec x=y, alors A⊂B et B⊂A.
3a. Pour (A,B)∈P(E)2 : - sup(A,B) est le plus petit élément de P(E) contenant A et B. Le plus petit sur-ensemble commun de A et B pour ⊂ est A∪B. En effet, A⊂A∪B et B⊂A∪B, et si C⊃A et C⊃B alors C⊃A∪B. Donc sup(A,B)=A∪B. - inf(A,B) est le plus grand sous-ensemble commun : inf(A,B)=A∩B.
3b. Pour F⊂P(E) non vide : - supF=F∈F⋃F (le plus petit sur-ensemble de tous les membres de F). - infF=F∈F⋂F (le plus grand sous-ensemble commun).
Démonstration pour sup : F∈F⋃F est un majorant car F⊂F′∈F⋃F′ pour tout F∈F. C'est le plus petit majorant : si C est un majorant, F⊂C pour tout F∈F, donc ⋃F⊂C.
32.Classes d'équivalence et partition
Soit E un ensemble muni d'une relation d'équivalence R. Pour x∈E, on appelle classe d'équivalence de x l'ensemble C(x)={y∈E∣xRy}. Montrer que les classes d'équivalence forment une partition de E.
On définit une relation binaire R sur C parzRz′⟺∣z∣=∣z′∣Montrer que R est une relation d'équivalence et décrire géométriquement les classes d'équivalence.
On définit la relation d'équivalence R sur R parxRy⟺x2−y2=x−yMontrer que R est une relation d'équivalence et déterminer les cardinaux des classes d'équivalence.
Soit E un ensemble. On rappelle que EE est l'ensemble des applications de E dans E. Si f et g sont deux éléments de EE, on dira que f est conjuguée à g s'il existe une bijection φ de E dans E telle que f=φ−1∘g∘φ. On notera alors f∼g.
Q1-
Montrer que ∼ est une relation d'équivalence sur EE.
Quelle est la classe d'équivalence de IdE ?
Quelle est la classe d'équivalence d'une application constante ?
Q2-On suppose dans cette question que E=R.
Soit a∈R∗. Les applications f:x↦x2 et g:x↦ax2 sont-elles conjuguées ?
Les applications sin et cos sont-elles conjuguées ?
On définit une relation binaire R sur R2 par(x,y)R(x′,y′)⟺∣x′−x∣≤y′−y
Q1-Montrer que R est une relation d'ordre. L'ordre est-il total ?
Q2-On pose A={(x,y)∈R2,x2+y2≤1}. Montrer que supA=(0,2).
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1. Montrons que R est une relation d'ordre sur R2.
- Réflexivité :∣x−x∣=0≤y−y=0. ✓ - Antisymétrie : Si (x,y)R(x′,y′) et (x′,y′)R(x,y), alors ∣x′−x∣≤y′−y et ∣x−x′∣≤y−y′. En additionnant : 2∣x′−x∣≤(y′−y)+(y−y′)=0, donc ∣x′−x∣=0, i.e. x=x′. Puis 0≤y′−y et 0≤y−y′, donc y=y′. - Transitivité : Si ∣x′−x∣≤y′−y et ∣x′′−x′∣≤y′′−y′, alors ∣x′′−x∣≤∣x′′−x′∣+∣x′−x∣≤(y′′−y′)+(y′−y)=y′′−y. Donc (x,y)R(x′′,y′′).
L'ordre n'est pas total :(0,0) et (1,0) : ∣1−0∣=1≤0−0=0 et ∣0−1∣=1≤0−0=0.
2. Montrons que supA=(0,2) où A={(x,y)∣x2+y2≤1}.
- (0,2) est un majorant de A : pour (x,y)∈A (donc x2+y2≤1), on veut ∣0−x∣≤2−y, i.e. ∣x∣≤2−y. Or y≤1≤2 donc 2−y≥0, et ∣x∣2=x2≤1−y2=(1−y)(1+y). On veut (2−y)2≥x2, i.e. 2−22y+y2≥x2=1−y2−(x2+y2−1)... Développons : (2−y)2=2−22y+y2 et x2≤1−y2. Alors (2−y)2−x2≥2−22y+y2−(1−y2)=1−22y+2y2=(y2−1)2≥0. Donc ∣x∣≤2−y. ✓ - (0,2) est le plus petit majorant : soit (x0,y0)R′(0,2) pour tout (x,y)∈A, i.e. (0,2)R′(x0,y0) (majorant). On doit avoir ∣x0∣≤y0−2⋅0... Non, (0,2)⪯(x0,y0) signifie ∣x0−0∣≤y0−2. Si (x0,y0) est un majorant de A, pour tout (x,y)∈A, ∣x0−x∣≤y0−y. En particulier pour (0,−1)∈A : ∣x0∣≤y0+1. Pour (x0′,y)∈A... Montrons que y0≥2. Pour (x,y)=(cosθ,sinθ)∈A, ∣x0−cosθ∣≤y0−sinθ, donc y0≥sinθ+∣x0−cosθ∣. En maximisant sur θ, on obtient y0≥θmax(sinθ+∣x0−cosθ∣). Pour x0=0, y0≥θmax(sinθ+∣cosθ∣)=2 (atteint pour θ=π/4). Pour x0=0, la majoration donne aussi y0≥2+∣x0∣ donc (0,2)⪯(x0,y0). Ainsi (0,2)=supA.
39.Ordre sur les cercles du plan
Soient C et C′ deux cercles du plan, de centres respectifs O, O′ et de rayons respectifs R et R′. On dit que C est inférieur à C′ si OO′≤R′−R. On note alors C≤C′. Montrer qu'il s'agit d'une relation d'ordre dans l'ensemble des cercles du plan.