1. Par la formule du binôme, (1+1)2n=k=0∑2n(k2n) donc S1=22n=4n. De même (1−1)2n=k=0∑2n(k2n)(−1)k donc S2=0.
2. En additionnant : S1+S2=2k=0∑n(2k2n) donc T1=2S1=22n−1. En soustrayant : S1−S2=2k=0∑n−1(2k+12n) donc T2=22n−1.
3. On applique la même méthode au développement de (1+1)2n−1 et (1−1)2n−1 : (1+1)2n−1=k=0∑2n−1(k2n−1)=22n−1 et (1−1)2n−1=0. Ainsi U1=k=0∑n−1(2k2n−1)=22n−2 et U2=k=0∑n−1(2k+12n−1)=22n−2.
4. On exploite la symétrie du domaine.
Pour V1=k=0∑nk(2k2n), le changement d'indice ℓ=n−k donne, puisque (2(n−ℓ)2n)=(2ℓ2n),V1=ℓ=0∑n(n−ℓ)(2ℓ2n).En ajoutant cette écriture à la définition de V1, les termes k et n−k se recombinent :2V1=k=0∑n(k+(n−k))(2k2n)=nk=0∑n(2k2n)=nT1=n22n−1,d'où V1=n22n−2.
Pour V2=k=0∑n−1k(2k+12n), le changement d'indice ℓ=n−1−k donne, puisque (2(n−1−ℓ)+12n)=(2n−1−2ℓ2n)=(2ℓ+12n),V2=ℓ=0∑n−1(n−1−ℓ)(2ℓ+12n).En ajoutant à la définition de V2 :2V2=k=0∑n−1(k+(n−1−k))(2k+12n)=(n−1)k=0∑n−1(2k+12n)=(n−1)T2=(n−1)22n−1,d'où V2=(n−1)22n−2.
5. On suppose n≥2 (pour n=1, les sommes W1 et W2 se réduisent à leur terme k=0, nul) et on utilise la formule d'absorption j(j2n−1)=(2n−1)(j−12n−2).
Pour W1=k=0∑n−1k(2k2n−1), l'absorption avec j=2k donne k(2k2n−1)=22n−1(2k−12n−2), doncW1=22n−1k=1∑n−1(2k−12n−2)=22n−122n−3=(2n−1)22n−4,car la somme des (j2n−2) d'indice j impair vaut 22n−3.
Pour W2=k=0∑n−1k(2k+12n−1), on écrit k(2k+12n−1)=2(2k+1)(2k+12n−1)−(2k+12n−1), et l'absorption avec j=2k+1 donne (2k+1)(2k+12n−1)=(2n−1)(2k2n−2). D'oùW2=21[(2n−1)k=0∑n−1(2k2n−2)−k=0∑n−1(2k+12n−1)]=21[(2n−1)22n−3−22n−2]=(2n−3)22n−4,en utilisant k=0∑n−1(2k2n−2)=22n−3 (indices pairs) et k=0∑n−1(2k+12n−1)=U2=22n−2.