La fonction exponentielle est continue et strictement croissante sur R, avec x→−∞limex=0 et x→+∞limex=+∞. D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (fonction continue et strictement monotone), pour tout réel a>0, l'équation ex=a admet une unique solution dans R.
On appelle logarithme népérien de a>0, noté lna, cette unique solution. La fonction logarithme népérien ln est ainsi définie sur ]0;+∞[, réciproque de la fonction exponentielle :pour tout x>0 et tout y∈R:y=ln(x)⟺x=ey
Conséquences immédiates :ln(ex)=x pour tout x∈R,elnx=x pour tout x>0ln(1)=0,ln(e)=1,ln(e1)=−1
La fonction ln est strictement croissante sur ]0;+∞[ (comme réciproque d'une fonction strictement croissante), et sa courbe représentative est symétrique de celle de exp par rapport à la droite d'équation y=x.
Étape 1 : existence d'une solution à ex=a.
Soit a>0. La fonction exponentielle est continue et strictement croissante sur R, avec x→−∞limex=0 et x→+∞limex=+∞. Par le théorème des valeurs intermédiaires (version stricte), pour tout a∈]0;+∞[, il existe au moins un réel x tel que ex=a.
Étape 2 : unicité.
La fonction exponentielle étant strictement croissante sur R, elle est injective : si ex1=ex2 alors x1=x2. La solution de ex=a trouvée à l'étape 1 est donc unique. On peut ainsi poser ln(a) ce réel unique, ce qui définit une fonction ln:]0;+∞[→R.
Étape 3 : caractère réciproque et valeurs particulières.
Par construction, pour tout x>0 et tout y∈R :y=ln(x)⟺x=ey.En composant, ln(ex)=x pour tout x∈R et eln(x)=x pour tout x>0. De e0=1 on tire ln(1)=0 ; de e1=e on tire ln(e)=1 ; de e−1=e1 on tire ln(e1)=−1.
Étape 4 : stricte croissance de ln.
Soient 0<x1<x2. Supposons par l'absurde ln(x1)≥ln(x2). Comme exp est strictement croissante, cela donnerait eln(x1)≥eln(x2), soit x1≥x2, contradiction. Donc ln(x1)<ln(x2) : la fonction ln est strictement croissante sur ]0;+∞[. Deux fonctions réciproques ayant des courbes symétriques par échange des axes, celles de ln et exp sont symétriques par rapport à la droite d'équation y=x.
