1) On a
P(M)=x, donc
P(Mˉ)=1−x. Les taux d'erreur du test donnent
PM(T)=1−0,2=0,8 et
PMˉ(T)=0,01, donc
PMˉ(Tˉ)=0,99. L'arbre pondéré est :
P(M)=xP(Mˉ)=1−xPM(T)=0,8PM(Tˉ)=0,2PMˉ(T)=0,01PMˉ(Tˉ)=0,99M et
Mˉ forment une partition de l'univers, donc d'après la formule des probabilités totales :
P(T)=P(M)×PM(T)+P(Mˉ)×PMˉ(T)=0,8x+0,01(1−x)=0,8x+0,01−0,01x=0,79x+0,012) On a
P(M∩T)=P(M)×PM(T)=0,8x. Pour
x dans
[0;1],
P(T)=0,79x+0,01≥0,01>0, donc
PT(M)=P(T)P(M∩T)=0,79x+0,010,8x3) La courbe part de l'origine, monte très vite pour les petites valeurs de
x, puis s'aplatit en se rapprochant de
1. Quelques valeurs de
f (arrondies au millième) :
| x | 0 | 0,01 | 0,03 | 0,1 | 0,2 | 0,5 | 1 |
| f(x) | 0 | 0,447 | 0,712 | 0,899 | 0,952 | 0,988 | 1 |
a) Dans la partie 1, la proportion de porteurs est
x=0,03. Le résultat de la question 3b se lit donc comme l'ordonnée du point de la courbe d'abscisse
0,03 :
f(0,03)=0,79×0,03+0,010,8×0,03=0,03370,024≈0,712b) Sur le graphique,
f est croissante sur
[0;1], de
f(0)=0 à
f(1)=0,80,8=1. On le confirme par le calcul :
f est le quotient de
u(x)=0,8x par
v(x)=0,79x+0,01, qui ne s'annule pas sur
[0;1], donc
f′(x)=(0,79x+0,01)20,8(0,79x+0,01)−0,8x×0,79=(0,79x+0,01)20,008>0Interprétation : plus la proportion de porteurs du virus dans la population est grande, plus un test positif est fiable. À l'inverse, quand le virus est rare, un test positif a de fortes chances d'être un faux positif : pour
x=0,01,
PT(M)≈0,447, donc moins d'une personne testée positive sur deux est réellement porteuse.
c) On lit sur la courbe que
f(x) dépasse
0,9 à partir de
x≈0,1. Par le calcul, comme
0,79x+0,01>0 :
f(x)>0,9⟺0,8x>0,9(0,79x+0,01)⟺0,8x>0,711x+0,009⟺0,089x>0,009⟺x>899avec
899≈0,101. Donc
PT(M)>0,9 dès que
x>899, soit une proportion de porteurs d'environ
10%.
Interprétation : un test positif garantit à plus de
90% que la personne est porteuse du virus seulement lorsque plus de
10% environ de la population est porteuse. Pour une épidémie moins répandue, comme dans la partie 1, un test positif doit être confirmé.