1. Pour tout
R>0,
fR(0)=8550×R0=8550 : les cinq courbes passent par le point de coordonnées
(0;8550). Quelques valeurs, arrondies à l'unité, permettent d'en tracer l'allure :
| R | fR(0) | fR(2) | fR(4) | sens de variation |
| 2,5 | 8550 | 53438 | 333984 | croissante |
| 1,3 | 8550 | 14450 | 24420 | croissante |
| 1 | 8550 | 8550 | 8550 | constante |
| 0,8 | 8550 | 5472 | 3502 | décroissante |
| 0,5 | 8550 | 2138 | 534 | décroissante |
- Pour
R=1,3 et
R=2,5, les courbes montent de plus en plus vite ; pour
x>0, celle de
R=2,5 est au-dessus de celle de
R=1,3 et monte beaucoup plus vite.
- Pour
R=1,
f1(x)=8550 pour tout
x : la courbe est la droite horizontale d'équation
y=8550.
- Pour
R=0,8 et
R=0,5, les courbes descendent et se rapprochent de l'axe des abscisses sans jamais l'atteindre, puisque
fR(x)>0 ; pour
x>0, celle de
R=0,5 est en dessous de celle de
R=0,8 et descend plus vite.
2. Avec un taux
R constant, le nombre de nouveaux cas
n semaines après le 5 septembre est
un=fR(n)=8550×Rn : les points du nuage sont sur la courbe de
fR, aux abscisses entières. La suite
(un) est géométrique, de premier terme
u0=8550>0 et de raison
R>0. Pour tout entier naturel
n,
un+1−un=8550×Rn+1−8550×Rn=8550×Rn×(R−1),et
8550×Rn>0, donc
un+1−un a le signe de
R−1 :
- si
R>1, la suite
(un) est croissante : le nombre de nouveaux cas augmente chaque semaine, l'épidémie progresse (courbes de
R=1,3 et de
R=2,5) ;
- si
R=1, la suite est constante : l'épidémie reste au même niveau (droite de
R=1) ;
- si
0<R<1, la suite est décroissante : le nombre de nouveaux cas diminue chaque semaine, l'épidémie recule (courbes de
R=0,8 et de
R=0,5).
La valeur
1 sépare donc les situations où l'épidémie progresse de celles où elle recule : c'est le « point de vigilance » de l'article. Un
R supérieur à
1 signifie bien que l'épidémie progresse, d'autant plus vite que
R est grand, et l'objectif est de faire descendre
R sous
1 pour que le nombre de nouveaux cas diminue.
3. Si
R<1, le nombre de nouveaux cas est multiplié chaque semaine par un nombre inférieur à
1 : il diminue et devient aussi proche de
0 que l'on veut, comme les courbes de
R=0,8 et de
R=0,5 qui se rapprochent de l'axe des abscisses. L'épidémie finit donc par s'éteindre.
Mais la vitesse de cette baisse dépend de l'écart entre
R et
1. En partant de
8550 nouveaux cas par jour, le tableau de valeurs de la calculatrice donne le nombre de semaines nécessaires pour descendre sous un nouveau cas par jour, c'est-à-dire le plus petit entier
n tel que
8550×Rn<1 :
- pour
R=0,5 :
14 semaines, car
8550×0,513≈1,04 et
8550×0,514≈0,52 ;
- pour
R=0,8 :
41 semaines ;
- pour
R=0,95 :
177 semaines, soit plus de trois ans.
Un taux nettement inférieur à
1 fait donc disparaître l'épidémie en quelques semaines ou quelques mois, alors qu'un taux à peine inférieur à
1 la laisse circuler pendant des années.
4. Le nuage aurait l'allure d'une bosse :
- du 5 septembre au 24 octobre, ce sont les points du tableau de la partie 1 : ils montent, de plus en plus vite en octobre, car
R>1 ;
- le confinement commence le 30 octobre et son effet sur les nouveaux cas n'est pas immédiat : les points continuent de monter jusqu'à un maximum, vers fin octobre ou début novembre ;
- ensuite
R<1 : le nombre de nouveaux cas est multiplié chaque semaine par un nombre inférieur à
1, donc les points descendent, d'abord nettement puis de moins en moins vite, en se rapprochant de l'axe des abscisses sans l'atteindre.
Par exemple, si le maximum est atteint le samedi 31 octobre avec environ
57862 cas (valeur
u8 du modèle de la partie 2) et si
R=0,8 ensuite, on obtient, en arrondissant à l'unité, environ
46290 cas le 7 novembre,
37032 le 14 novembre,
29626 le 21 novembre,
23700 le 28 novembre,
18960 le 5 décembre,
15168 le 12 décembre,
12135 le 19 décembre et
9708 le 26 décembre, dernier samedi de l'année.