Le journaliste additionne les taux : 5×6%=30%. C'est faux : chaque hausse de 6% s'applique à la facture de l'année précédente, déjà augmentée, et non à la facture de départ. Des taux d'évolution successifs ne s'additionnent pas.
Première manière : avec les coefficients multiplicateurs.
Une hausse de 6% correspond au coefficient multiplicateur 1,06. Pour cinq hausses successives, les coefficients multiplicateurs se multiplient :CMglobal=1,06×1,06×1,06×1,06×1,06=1,065≈1,338Le taux d'évolution global est donc (1,338−1)×100≈33,8%. La facture augmenterait d'environ 33,8% en 5 ans, et non de 30%.
Deuxième manière : en suivant la facture année par année.
On part de la facture de 693 euros en 2012 et on la multiplie par 1,06 chaque année (valeurs arrondies au centime) :
En 2013 : 693×1,06=734,58 euros.
En 2014 : 693×1,062≈778,65 euros.
En 2015 : 693×1,063≈825,37 euros.
En 2016 : 693×1,064≈874,90 euros.
En 2017 : 693×1,065≈927,39 euros.
Avec une hausse de 6% par an, la facture atteindrait donc environ 927 euros en 2017, et non 900 euros. Les 900 euros annoncés correspondent en fait à une hausse de 30% : 693×1,30=900,9. Le journaliste a calculé comme si chaque hausse de 6% portait sur les 693 euros de départ.
Conclusion : cinq hausses successives de 6% donnent une hausse globale d'environ 33,8%, plus que 30%, car chaque hausse porte sur un montant déjà augmenté.