Exercices de Espaces vectoriels normés en maths Spé (prépa) | The Maths Tailor
Exercices de Espaces vectoriels normés, Spé (prépa)
89 exercices de Espaces vectoriels normés pour les maths Spé (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Normes, Suites à valeurs dans un espace vectoriel normé, Séries à valeurs dans un espace vectoriel normé.
Pour A=(ai,j)∈Mn,p(K). On pose∥A∥1=i=1∑nj=1∑p∣ai,j∣,∥A∥2=i=1∑nj=1∑p∣ai,j∣2et∥A∥∞=1≤i≤n,1≤j≤pmax∣ai,j∣.Montrer que ∥⋅∥1, ∥⋅∥2 et ∥⋅∥∞ définissent des normes sur Mn,p(K).
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On définit trois normes sur Mn,p(K) par :∥A∥1=i=1∑nj=1∑p∣ai,j∣,∥A∥2=i=1∑nj=1∑p∣ai,j∣2,∥A∥∞=1≤i≤n,1≤j≤pmax∣ai,j∣.Pour montrer que ce sont des normes, il faut vérifier les quatre propriétés d'une norme pour chacune :
1. Séparation :∥A∥=0⟹A=0 (matrice nulle). - Pour ∥⋅∥1 : si ∥A∥1=0, alors ∑∣ai,j∣=0, donc tous les ai,j=0, donc A=0. - Pour ∥⋅∥2 : si ∥A∥2=0, alors ∑∣ai,j∣2=0, donc tous les ai,j=0, donc A=0. - Pour ∥⋅∥∞ : si ∥A∥∞=0, alors max∣ai,j∣=0, donc tous les ai,j=0, donc A=0.
2. Homogénéité :∥λA∥=∣λ∣∥A∥ pour tout λ∈K. - Pour ∥⋅∥1 : ∥λA∥1=i∑j∑∣λai,j∣=∣λ∣i∑j∑∣ai,j∣=∣λ∣∥A∥1. - Pour ∥⋅∥2 : ∥λA∥2=i∑j∑∣λai,j∣2=∣λ∣2i∑j∑∣ai,j∣2=∣λ∣∥A∥2. - Pour ∥⋅∥∞ : ∥λA∥∞=i,jmax∣λai,j∣=∣λ∣i,jmax∣ai,j∣=∣λ∣∥A∥∞.
3. Inégalité triangulaire :∥A+B∥≤∥A∥+∥B∥. - Pour ∥⋅∥1 : ∥A+B∥1=i∑j∑∣ai,j+bi,j∣≤i∑j∑∣ai,j∣+∣bi,j∣=∥A∥1+∥B∥1. - Pour ∥⋅∥2 : par l'inégalité de Minkowski, ∥A+B∥2=i∑j∑∣ai,j+bi,j∣2≤i∑j∑∣ai,j∣2+i∑j∑∣bi,j∣2=∥A∥2+∥B∥2. - Pour ∥⋅∥∞ : ∥A+B∥∞=i,jmax∣ai,j+bi,j∣≤i,jmax(∣ai,j∣+∣bi,j∣)≤i,jmax∣ai,j∣+i,jmax∣bi,j∣=∥A∥∞+∥B∥∞.
4. Symétrie :∥−A∥=∥A∥ (découle de l'homogénéité avec λ=−1).
Ces trois normes sont appelées les normes usuelles sur Mn,p(K). Elles sont associées à la base canonique de Mn,p(K) (constituée des matrices Ei,j avec un 1 en position (i,j) et 0 ailleurs).
Remarque : Ces normes ne sont pas équivalentes en dimension infinie (par exemple, sur l'espace des suites), mais sur Mn,p(K) qui est de dimension finie, toutes les normes sont équivalentes.
6.Norme de Frobenius matricielle
Pour A=(ai,j)∈Mn(R) on pose∥A∥=(i,j=1∑nai,j2)1/2.Montrer que ∥⋅∥ est une norme matricielle, i.e. que c'est une norme sur Mn(R) vérifiant∀A,B∈Mn(R),∥AB∥≤∥A∥∥B∥.
Montrer que l'application N:R2→R définie parN(x1,x2)=t∈[0;1]sup∣x1+tx2∣est une norme sur R2. Représenter la boule unité fermée pour cette norme et comparer celle-ci à ∥⋅∥∞.
12.Norme sur les suites sommables ℓ1
On note ℓ1(N,K) l'ensemble des suites u=(un)n∈N∈KN sommable c'est-à-direℓ1(N,K)={u∈KN∣∑∣un∣<+∞}.Montrer que ℓ1(N,K) est un K-espace vectoriel et que l'on y définit une norme par l'application∥u∥1=n=0∑+∞∣un∣.
Soit I un intervalle d'intérieur non vide de R. On note L1(I,K) l'ensemble des fonctions f:I→K continues et intégrables i.e.L1(I,K)={f∈C(I,K)∣∫I∣f∣<+∞}.Montrer que L1(I,K) est un K-espace vectoriel et que∥f∥1=∫I∣f(t)∣dty définit une norme.
Soit I un intervalle d'intérieur non vide de R. On note L2(I,K) l'ensemble des fonctions f:I→K continues et de carré intégrable i.e.L2(I,K)={f∈C(I,K)∣∫I∣f∣2<+∞}.Montrer que L2(I,K) est un K-espace vectoriel et que∥f∥2=(∫I∣f(t)∣2dt)1/2y définit une norme.
On introduit une norme ∥⋅∥ sur l'espace des colonnes Mn,1(R) en posant∥X∥=1≤i≤nmax∣xi∣et on note S l'ensemble formé des colonnes de Mn,1(R) de norme égale à 1.
Q1-Soit A∈Mn(R). Montrer l'existence de X∈Ssup∥AX∥.
Q2-On pose N(A)=X∈Ssup∥AX∥. Justifier que pour tout X∈Mn,1(R), ∥AX∥≤N(A)∥X∥.
On norme l'espace B(N,R) des suites bornées par la norme infinie notée ∥⋅∥∞. Déterminer la distance de la suite e constante égale à 1 au sous-espace vectoriel C0 des suites réelles convergeant vers 0.
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Soit l'espace B(N,R) des suites réelles bornées, muni de la norme infinie ∥x∥∞=n∈Nsup∣xn∣. Soit C0 le sous-espace des suites convergeant vers 0, et e=(1,1,…) la suite constante égale à 1. On cherche la distance de e à C0, définie par d(e,C0)=x∈C0inf∥e−x∥∞. 1. Majoration de la distance : La suite nulle 0=(0,0,…) appartient évidemment à C0 (elle converge vers 0). La distance de e à C0 est donc inférieure ou égale à la distance de e à la suite nulle : d(e,C0)≤∥e−0∥∞=∥e∥∞=1. 2. Minoration de la distance : Soit x=(xn)∈C0. Par définition de la norme infinie, pour tout entier n∈N : ∣xn−1∣≤∥x−e∥∞. Puisque la suite x appartient à C0, elle vérifie n→+∞limxn=0. En passant à la limite quand n→+∞ dans l'inégalité précédente, on obtient : n→+∞lim∣xn−1∣=∣0−1∣=1≤∥x−e∥∞. Ainsi, pour toute suite x∈C0, on a ∥x−e∥∞≥1. En passant à la borne inférieure sur x∈C0, on obtient d(e,C0)≥1. 3. Conclusion : En combinant les deux inégalités d(e,C0)≤1 et d(e,C0)≥1, on conclut que d(e,C0)=1.
17.Distance de (−1)n aux convergentes
On norme l'espace B(N,R) des suites bornées par la norme infinie notée ∥⋅∥∞. Déterminer la distance de la suite u=((−1)n)n∈N au sous-espace vectoriel C des suites réelles convergentes.
On norme l'espace B(N,R) des suites bornées par la norme infinie notée ∥⋅∥∞. Pour x∈B(N,R), on note Δx la suite de terme général Δx(n)=x(n+1)−x(n) puis on forme F={Δx∣x∈B(N,R)}. Déterminer la distance de la suite e constante égale à 1 au sous-espace vectoriel F.
Soit E l'espace des fonctions bornées de [−1;1] vers R normé par ∥f∥∞=x∈[−1;1]sup∣f(x)∣. Déterminer la distance de la fonctionf:x↦⎩⎨⎧10−1si x∈]0;1]si x=0si x∈[−1;0[au sous-espace vectoriel F de E formé des fonctions continues de [−1;1] vers R.
On note R(N) l'ensemble des suites réelles nulles à partir d'un certain rang. On définit des normes ∥⋅∥1, ∥⋅∥2 et ∥⋅∥∞ sur R(N) en posant∥u∥1=n=0∑+∞∣un∣,∥u∥2=(n=0∑+∞un2)1/2et∥u∥∞=n∈Nsup∣un∣.
On note B(N,R) l'espace des suites réelles bornées normé par ∥⋅∥∞.
Q1-Soit a=(an) une suite réelle. Former une condition nécessaire et suffisante sur la suite a pour que l'application Na:x↦n=0∑+∞an∣xn∣ définisse une norme sur B(N,R).
Soient l'espace E={f∈C1([0;1],R)∣f(0)=0} et N1,N2 les applications définies sur E parN1(f)=∥f′∥∞etN2(f)=∥f+f′∥∞.
29.Normes C1 équivalentes via f+f′
On note E le R-espace vectoriel des fonctions f:[0;1]→R de classe C1 vérifiant f(0)=0. Pour f∈E, on poseN1(f)=x∈[0;1]sup∣f(x)∣+x∈[0;1]sup∣f′(x)∣etN2(f)=x∈[0;1]sup∣f(x)+f′(x)∣.Montrer que N1 et N2 sont deux normes sur E et qu'elles sont équivalentes.
Soient E=C([0;1],R) et E+ l'ensemble des fonctions de E qui sont positives et ne s'annulent qu'un nombre fini de fois. Pour toute fonction φ∈E+ et pour toute fonction f∈E on pose∥f∥φ=t∈[0;1]sup{φ(t)∣f(t)∣}.
Q1-Montrer que ∥⋅∥φ est une norme sur E.
Q2-Montrer que si φ1 et φ2 sont deux applications strictement positives de E+ alors les normes associées sont équivalentes.
Montrer que si (Pn)n∈N est une suite de fonctions polynomiales toutes de degrés inférieurs à N convergeant simplement vers une fonction f sur R alors f est une fonction polynomiale et la convergence est uniforme sur tout segment de R.
On étudie une famille de normes quadratiques sur R2, dépendant d'un paramètre réel a, en cherchant pour quelles valeurs de a elles définissent effectivement une norme, puis en comparant deux normes de cette famille à l'aide des meilleures constantes d'équivalence.
Q1-Quelles sont les valeurs de a∈R pour lesquelles l'application (x,y)↦Na(x,y)=x2+2axy+y2 définit une norme sur R2 ?
Q2-Si Na et Nb sont des normes, calculer (x,y)=0infNb(x,y)Na(x,y) et (x,y)=0supNb(x,y)Na(x,y).
Q3-Les normes ∥⋅∥x et ∥⋅∥x2 sont-elles équivalentes ?
Q2-Soit (Pn) une suite de polynômes éléments de E. Établir que les assertions suivantes sont équivalentes : (i) la suite de fonctions (Pn) converge simplement sur R ; (ii) la suite de fonctions (Pn) converge uniformément sur tout segment de R ; (iii) pour tout k∈{0,…,d}, la suite (ak,n) converge.