Exercices de Espaces préhilbertiens réels en maths Sup (prépa) (page 3) | The Maths Tailor
Exercices de Espaces préhilbertiens réels, Sup (prépa) (page 3)
106 exercices de Espaces préhilbertiens réels pour les maths Sup (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Produit scalaire et norme, Familles orthogonales, Orthogonalité.
Soit u un vecteur unitaire d'un espace euclidien E. On note U le vecteur colonne représentant u dans une base orthonormée B de E. Déterminer la matrice de la projection orthogonale sur vect(u) dans B.
On munit R4 de son produit scalaire usuel. Donner la matrice dans la base canonique du projecteur orthogonal sur le sous-espace vectoriel F d'équations,{x1+x2+x3+x4=0x1−x2+x3−x4=0
Soit E=R2[X] muni de sa structure euclidienne canonique (i.e. la base canonique est orthonormée). On note F le sous-espace vectoriel de E des polynômes s'annulant en 1.
Q1-Déterminer une base de F.
Q2-Calculer δ=P∈Finf∥X−P∥.
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1.F est l'ensemble des polynomes de E=R2[X] s'annulant en 1. Comme P(1)=0 et Q(1)=0 impliquent (P+Q)(1)=0 et (λP)(1)=0, F est un sous-espace vectoriel. dimF=2 (noyau d'une forme lineaire non nulle dans E de dim 3). Base : (X−1,X2−1)=(X−1,(X−1)(X+1)). Ou plus simplement : P∈F⟺(X−1)∣P, donc P=(X−1)(aX+b). Base : ((X−1)X,X−1)=(X2−X,X−1).
2. La base canonique de E est (1,X,X2) qui est orthonormee pour le produit scalaire canonique. La distance de X a F est ∥X−pF(X)∥ ou pF est la projection orthogonale sur F.
On a F⊥ : on cherche le polynome P∗∈E tel que E=F⊕F⊥ et pF(X)= la projection. Alternativement, la distance est ∥X−pF(X)∥ ou pF(X) est le meilleur approximant de X dans F.
BON de F : orthonormons (X2−X,X−1). ∥X−1∥2=⟨X−1,X−1⟩=⟨X2−2X+1,1⟩... Avec la base canonique orthonormee (1,X,X2) : les coordonnees de X−1 sont (−1,1,0) et de X2−X sont (0,−1,1).
∥X−1∥2=(−1)2+12=2. e1=21(−1,1,0)↔2X−1.
v=X2−X−⟨X2−X,e1⟩e1. ⟨X2−X,e1⟩=21⟨(0,−1,1),(−1,1,0)⟩=21(−1)=−21. Donc v=(0,−1,1)−(−21)21(−1,1,0)=(0,−1,1)+21(−1,1,0)=(−21,−21,1).
Soient m,n∈N∗. On munit Mm,1(R) (resp. Mn,1(R)) du produit scalaire (X,Y)↦X⊤Y. On se donne A∈Mm,n(R) et B∈Mm,1(R). On pose E={∥AX−B∥2,X∈Mn,1(R)} et K=infE.
Q1-Justifier l'existence de K.
Q2-On considère le système linéaire (S):AX=B. On appelle pseudo-solution de S tout élément Y de Mn,1(R) tel que ∥AY−B∥2=K. Montrer que si (S) admet une solution, les pseudo-solutions de (S) sont les solutions de (S).
Soient E un espace euclidien et x1,…,xp des vecteurs de E. Pour x∈E, on pose f(x)=i=1∑p∥x−xi∥2. Montrer que f atteint son minimum en un unique point que l'on précisera.
Soient E un espace euclidien et x1,…,xp des vecteurs de E. Pour x∈E, on pose f(x)=i=1∑p∥x−xi∥2. Montrer que f atteint son minimum en m=p1i=1∑pxi.
Soient E un espace euclidien, p un entier naturel supérieur ou égal à 2 et x1,…,xp des vecteurs de E tels que∀i,j∈[[1,p]],i=j⟹⟨xi,xj⟩<0
Q1-Soient α1,…,αp−1 des réels tels que i=1∑p−1αixi=0. On pose I={i∈[[1,p−1]]∣αi>0} et J={j∈[[1,p−1]]∣αj<0}. En considérant u=i∈I∑αixi et v=j∈J∑αjxj, montrer que l'un des ensembles I ou J est vide.
Soit E un espace euclidien de dimension n≥2. Une application u:E→E est dite antisymétrique si∀(x,y)∈E2,⟨x,u(y)⟩+⟨y,u(x)⟩=0On note A(E) l'ensemble des applications antisymétriques de E.
Q1-Soit u∈A(E). Montrer que u est linéaire.
Q2-Soit u:E→E. Démontrer l'équivalence entre les propositions suivantes : (i) u est linéaire et ∀x∈E,⟨u(x),x⟩=0 ; (ii) u est antisymétrique ; (iii) u est linéaire et sa matrice dans une base orthonormée est antisymétrique.
Soient E un espace euclidien, p une projection orthogonale et B une base orthonormale de E. Montrer que la matrice A de p dans la base B est symétrique.
Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n, n étant un entier naturel supérieur ou égal à 2. Soit (a,b) une famille libre de E. Soit f l'applicationx⟼⟨a∣x⟩b+⟨b∣x⟩a.
Q1-Montrer que f∈L(E) et que ∀(x,y)∈E2,⟨f(x)∣y⟩=⟨x∣f(y)⟩.
Soit E un espace euclidien de dimension n et u1,…,un+1 des vecteurs non nuls de E faisant un angle constant αn (non nul) deux à deux. Que vaut αn ?
Q3-On associe à (S) le système (S′):A⊤AX=A⊤B. Montrer qu'un élément X de Mn,1(R) est pseudo-solution de (S) si et seulement si il est solution de (S′).
Q4-Montrer que rgA⊤A=rgA.
Q5-Montrer que si rgA=n, (S) admet une unique pseudo-solution.
Q2-On suppose maintenant que la famille (x1,…,xp) est libre et on note F=vect(x1,…,xp). Soit B=(e1,…,ep) une base orthonormée de F et A=matB(x1,…,xp). Montrer que Gp(x1,…,xp)=A⊤A, puis en déduire que detGp(x1,…,xp)>0.
Q3-Soit x∈E et π la projection orthogonale sur F. Montrer que detGp+1(x,x1,…,xp)=detGp+1(x−π(x),x1,…,xp), puis en déduire que d(x,F)2=detGp(x1,…,xp)detGp+1(x,x1,…,xp).
Q2-Montrer que I et J sont vides.
Q3-En déduire que la famille (x1,…,xp−1) est libre.
Q2-En déduire que detG(x1,…,xp)≥0 et que (x1,…,xp) est liée si et seulement si detG(x1,…,xp)=0.
Q3-On se donne x∈E. Montrer quedetG(x1,…,xp,x)=d(x,F)2detG(x1,…,xp)
Q2-Soit n et k deux entiers tels que 0≤k<n. Montrer que Qn(k)(−1)=Qn(k)(1)=0.
Q3-On pose Pn=Qn(n) pour n∈N. Montrer que (Pk)0≤k≤n est une base orthogonale de Rn[X].
Q3-Montrer que A(E) est un R-espace vectoriel et déterminer sa dimension.
Q4-Soit u∈A(E). Montrer que Imu est l'orthogonal de keru.
Q5-Montrer que si F est un sous-espace vectoriel de E stable par u alors F⊥ est également stable par u.
Déterminer le noyau et le rang de f.
Q3-On pose F=Im(f). Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E stable par f et en donner une base. Déterminer ensuite la matrice de l'endomorphisme g induit par f sur F dans cette base.
Q2-On pose F=vect(1+Xn,n∈N∗). Montrer que F est un hyperplan de R[X].