Exercices de Probabilités en maths Spé (prépa) | The Maths Tailor
Exercices de Probabilités, Spé (prépa)
158 exercices de Probabilités pour les maths Spé (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Espace probabilisé, Variables aléatoires discrètes, Espérance, variance et covariance, Fonctions génératrices.
On souhaite établir que l'ensemble ℘(N) des parties de N n'est pas dénombrable. Pour cela on raisonne par l'absurde et l'on suppose qu'il existe une bijection φ de N vers ℘(N).
Établir une absurdité en introduisant l'ensembleA={n∈N∣n∈/φ(n)}.
On appelle nombre algébrique, tout nombre complexe x solution d'une équation de la formeanxn+⋯+a1x+a0=0avec a0,a1,…,an∈Z et an=0.On appelle degré d'un nombre algébrique x, le plus petit n∈N tel que x soit solution d'une équation comme ci-dessus.
Q1-Quels sont les nombres algébriques de degré 1 ?
Q2-Montrer que l'ensemble des nombres algébriques de degré au plus n est dénombrable.
Q3-L'ensemble de tous les nombres algébriques est-il dénombrable ?
On se propose d'établir par une construction explicite que l'intervalle [0;1] n'est pas dénombrable.
Q1-Calculer n=0∑+∞2n+11.
Q2-Soit (un)n∈N une suite d'éléments de [0;1]. Montrer∀n∈N,[0;1]∖k=0⋃n[uk−2k+21;uk+2k+21]=∅.
Q3-On peut alors construire une suite (xn)n∈N d'éléments de [0;1] vérifiant∀n∈N,xn∈/k=0⋃n[uk−2k+21;uk+2k+21].Justifier qu'on peut extraire la suite (xn)n∈N une suite convergeant vers un élément ℓ de [0;1].
Q4-Exploiter les idées précédentes pour établir que [0;1] n'est pas dénombrable.
Q1-Soit (Ti)i∈I une famille de tribus sur un même ensemble Ω. Montrer que T=i∈I⋂Ti est une tribu sur Ω.
Q2-Soit S une partie de P(Ω) et (Ti)i∈I la famille de toutes les tribus de Ω contenant les éléments de S. Vérifier que T=i∈I⋂Ti est une tribu contenant les éléments de S et que c'est la plus petite tribu (au sens de l'inclusion) vérifiant cette propriété.
Soit (an)n∈N une suite strictement décroissante de réels positifs de limite nulle. Déterminer λ∈R tel qu'il existe une probabilité P sur (N,℘(N)) vérifiant P({n,n+1,…})=λan.
On lance une pièce avec la probabilité p de faire « Pile ». On note An l'événement « on obtient pour la première fois deux piles consécutifs lors du n-ième lancer » et l'on désire calculer sa probabilité an.
Q1-Déterminer a1, a2 et a3.
Q2-Exprimer an+2 en fonction de an et an+1 pour n≥1.
Q3-Justifier qu'il est quasi-certain d'obtenir deux piles consécutifs.
Q4-Déterminer le nombre d'essais moyen pour obtenir deux piles consécutifs.
Dans une population, la probabilité qu'une famille ait n enfants est estimée par la valeurpn=n!λne−λavec λ≃2.En supposant les sexes équiprobables et l'indépendance des sexes des enfants à l'intérieur d'une même famille, donner une estimation de la probabilité qu'une famille ait au moins une fille.
On répète successivement et indépendamment une expérience qui a la même probabilité de réussir que d'échouer. Pour n≥2, on introduit les événements : An = « On obtient deux succès consécutifs lors des n premières expériences », Bn = « On obtient le premier couple de succès consécutifs aux rangs n−1 et n ». Enfin, on pose pn=P(Bn) et p1=0.
Q1-Calculer p2, p3 et p4.
Q2-Pour n≥2, vérifier P(An)=k=1∑npk et pn+3=81(1−k=1∑npk).
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(a) Notons Sn l'événement « L'expérience au rang n est un succès ». On sait P(Sn)=P(Sn)=21. On peut exprimer simplement B2, B3 et B4 en fonctions des événements Sn :B2=S1∩S2,B3=S1∩S2∩S3etB4=S2∩S3∩S4.Par indépendance des résultats des différentes expériences p2=41, p3=81 et p4=81.
(b) L'événement An est la réunion des Bk pour k allant de 2 à n et ces derniers sont deux à deux incompatibles. Par additivité, on a doncP(An)=P(k=2⋃nBk)=k=2∑nP(Bk)=k=1∑npkcar p1=0. Étudions ensuite P(Bn+3). L'événement Bn+3 signifie que deux succès consécutifs sont rencontrés aux rangs n+2 et n+3 et que cette situation n'a pas été rencontrée précédemment :Bn+3=Sn+2∩Sn+3∩An+2.Cependant, si l'expérience a réussi au rang n+2 mais qu'on n'a pas rencontré deux succès consécutifs avant ce rang, c'est qu'elle a échoué au rang n+1. Ainsi, Sn+2∩An+2⊂Sn+1 et doncSn+2∩An+2=Sn+1∩Sn+2∩An+2.Aussi, sachant que l'expérience a échoué au rang n+1, affirmer qu'il n'y a pas eu deux succès consécutifs avant le rang n+2 revient à signifier qu'on n'a pas rencontré deux succès consécutifs avant le rang n : Sn+1∩An+2=Sn+1∩An. Ainsi, on a l'égalité Bn+3=Sn+1∩Sn+2∩Sn+3∩An. Enfin, les différentes expériences étant indépendantes et l'événement An n'étant que fonction des événements S1,…,Sn, les événements de l'intersection précédente sont indépendants ce qui donnepn+3=P(Bn+3)=P(Sn+1)P(Sn+2)P(Sn+3)P(An)=81(1−k=1∑npk).(c) L'égalité précédente démontrée pour n≥2 est aussi vraie pour n=1. Pour n≥2, on peut alors écrire à la foispn+3=81(1−k=1∑npk)etpn+2=81(1−k=1∑n−1pk).Par différence, on obtient pn+3−pn+2=−81pn et cette égalité est encore vraie pour n=1.
(d)(pn)n≥1 est une suite récurrente linéaire d'ordre 3 : l'expression de son terme général se déduit du calcul des puissances d'une matrice traduisant la relation de récurrence. Pour n≥1, introduisons Xn la colonne de coefficients pn, pn+1 et pn+2. On a Xn+1=AXn avecA=00−81100011.Par récurrence, on obtient Xn=An−1X1 pour tout n≥1. Afin de calculer la puissance de A, on étudie la réduction de cette matrice. Son polynôme caractéristique estχA=X3−X2+81=(X−21)(X2−21X−41)de racines distinctes : α=21, β=41+5 et γ=41−5. Après calculs, on obtientpn=251(41+5)n−1−(41−5)n−1pour tout n≥1.
19.Urne de Pólya et tirages indéfinis
Une urne contient une boule blanche et une boule rouge. On tire dans cette urne une boule, on note sa couleur et on la remet dans l'urne accompagnée de deux autres boules de la même couleur puis on répète l'opération.
Q1-Quelle est la probabilité que les n premières boules tirées soient rouges ?
Q2-Quelle est la probabilité de tirer indéfiniment des boules rouges ?
Q3-Le résultat précédent reste-t-il vrai si on remet la boule accompagnée de trois autres boules de la même couleur ?
Chaque jour du lundi au vendredi, le professeur Zinzin a la probabilité p∈]0;1[ d'oublier ses notes de cours en classe. Peu lui importe car il improvise à chaque cours, mais ce vendredi soir il ne les retrouve plus et ça le contrarie. Il est cependant certain de les avoir eu en sa possession lundi matin.
Q1-Quelle est la probabilité que le professeur Zinzin ait perdu ses notes de cours dans la journée de Lundi ?
Q2-Quel est le jour le plus probable où eut lieu cette perte ?
Deux entreprises asiatiques produisent des « langues de belle-mère » en proportion égale. Cependant certaines sont défectueuses, dans la proportion p1 pour la première entreprise, dans la proportion p2 pour la seconde. Un client achète un sachet contenant n articles. Il souffle dans une première et celle-ci fonctionne : le voilà prêt pour fêter le nouvel an !
Q1-Quelle est la probabilité pour qu'une seconde langue de belle-mère choisie dans le même sachet fonctionne ?
Q2-Quelle est la probabilité que le sachet comporte k articles fonctionnels (y compris le premier extrait) ?
On étudie la stabilité de la mutuelle indépendance d'une famille d'évènements lorsqu'on remplace certains d'entre eux par leur complémentaire.
Q1-Soit (A1,…,An) une famille d'évènements mutuellement indépendants. Pour chaque i∈{1,…,n}, on pose Ai=Ai ou Ai. Vérifier que la famille (A1,…,An) est constituée d'évènements mutuellement indépendants.
Q2-Étendre le résultat au cas d'une famille (Ai)i∈I.
Soit (An)n∈N une suite d'évènements mutuellement indépendants. Montrer que la probabilité qu'aucun des An ne soit réalisé est inférieure àexp(−n=0∑+∞P(An)).
Q2-On suppose P(An)=1 pour tout n∈N. Démontrer que les assertions suivantes sont équivalentes : (i)P(n=0⋃+∞An)=1 ; (ii)∑ln(P(An)) diverge ; (iii)∑P(An) diverge.
Soit (Xn)n∈N une suite de variables aléatoires discrètes à valeurs dans un ensemble E et N une variable aléatoire à valeurs naturelles toutes définies sur un même espace probabilisable (Ω,T). On définit une fonction Y par∀ω∈Ω,Y(ω)=XN(ω)(ω).Justifier que Y est une variable aléatoire discrète.
Soit T une variable aléatoire à valeurs naturelles vérifiant∀n∈N,P(T>n)>0.On appelle taux de panne associé à T la suite (θn)n∈N déterminée parθn=P(T=n∣T≥n).Typiquement, si T est la variable aléatoire indiquant l'instant où un matériel tombe en panne, la quantité θn indique la probabilité qu'il tombe en panne à l'instant présent alors qu'il est actuellement fonctionnel.
Q1-Justifier ∀n∈N,θn∈[0;1[.
Q2-Exprimer en fonction des termes de la suite (θn)n∈N, la probabilité P(T≥n). En déduire la divergence de la série ∑θn.
Soit X une variable aléatoire discrète à valeurs dans [a;b]. La variable X admet aussi une variance σ2 que l'on se propose de majorer. On introduit la variable aléatoire Y=X−m et les quantitést=y≥0∑yP(Y=y),s=y≥0∑y2P(Y=y)etu=P(Y≥0).
Q1-Montrer que X admet une espérance m et que celle-ci est élément de [a;b].
Q2-Vérifier t2≤su.
Q3-Calculer espérance et variance de Y. En déduire t2≤(σ2−s)(1−u).
On dit qu'une variable aléatoire X suit une loi binomiale négative de paramètres n et p siX(Ω)={n,n+1,…}etP(X=k)=(n−1k−1)pn(1−p)k−n.
Q1-Soit X1,…,Xn des variables aléatoires indépendantes suivant toutes une loi géométrique de paramètre p. Montrer que X1+⋯+Xn suit une loi binomiale négative de paramètres n et p.
On suppose qu'à la roulette d'un Casino, on obtient la couleur noire avec la probabilité 1/2, la couleur rouge sinon. Un joueur fortuné joue selon le protocole suivant : - il mise initialement 1 brouzouf sur la couleur noire ; - s'il gagne, il arrête de jouer et empoche le double de sa mise ; - s'il perd, il double sa mise et rejoue.
Q1-On suppose la fortune du joueur infinie. Montrer que le jeu s'arrête presque sûrement. Déterminer l'espérance de gain du joueur.
Q2-On suppose toujours la fortune du joueur infinie. Que se passe-t-il si au lieu de doubler, il décide de tripler sa mise lorsqu'il rejoue ?
Q3-Le joueur ne possède que 2n−1 brouzoufs ce qui l'autorise à ne pouvoir jouer que n parties. Que devient son espérance de gain ?
Un joueur dispose de N dés équilibrés. Il lance une première fois ceux-ci et on note X1 le nombre de « six » obtenus. Il met de côté les dés correspondants et relance les autres dés (s'il en reste). On note X2 le nombre de « six » obtenus et on répète l'expérience définissant ainsi une suite de variables aléatoires X1,X2,…. La variable Sn=X1+X2+⋯+Xn correspond alors au nombre de « six » obtenu après n lancers.
Q1-Vérifier que Sn suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
Q2-Montrer qu'il est presque sûr qu'il existe un rang n pour lequel Sn=N.
Q3-On définit la variable aléatoire T=min{n≥1∣Sn=N}∪{+∞}. Déterminer la loi de T.
Dans une urne figurent N boules numérotées de 1 à N (avec N≥2). Dans celle-ci on opère des tirages successifs (avec remise) jusqu'à l'obtention d'une série de k boules consécutives identiques (k≥2). On admet qu'il est presque sûr que ce processus s'arrête et on note T la variable aléatoire déterminant le nombre de tirages opérés à l'arrêt du processus.
On considère une suite (Xn)n≥1 de variables de Bernoulli indépendantes de même paramètre p∈]0;1[ et l'on étudie la première apparition de deux succès consécutifs dans cette suite.
Q1-Montrer qu'il est presque sûr qu'il existe n≥2 vérifiant Xn=Xn−1=1.
Q2-On note T la variable aléatoire donnée par T=min{n≥2∣Xn=Xn−1=1}∪{+∞}. Calculer P(T=2), P(T=3) et exprimer, pour n≥4, P(T=n) en fonction de P(T=n−1) et P(T=n−2).
Q3-Justifier que T admet une espérance finie et calculer celle-ci.
Soit (Ω,T,P) un espace probabilisé et (En)n∈N une suite d'événements quelconques vérifiantn=0∑+∞P(En)<+∞.Pour X un ensemble quelconque, on note 1X la fonction indicatrice de X.
Q1-Soit Z=n=0∑+∞1En (on convient Z=+∞ si la série diverge). Prouver que Z est une variable aléatoire discrète.
On s'intéresse à la première apparition du motif « PF » dans un tirage infini de pile ou face, indépendants et non truqués. On note Ai l'événement « Le motif PF apparaît pour la première fois au rang i » (c'est-à-dire que le P est en position i−1 et le F en position i). On pose qi=P(Ai) et T la variable aléatoire donnant le rang d'apparition du motif. On s'intéresse ensuite à la première apparition du motif « PP ». On note toujours T la variable aléatoire donnant le rang de première apparition du motif et qn=P(T=n) pour n≥2.
Q1-Écrire un programme Python calculant la moyenne d'apparition du motif. Conjecture ?
Q2-Montrer que P(i≥2⋃Ai)=1.
Q3-Décrire An, pour n≥2 et en déduire la valeur de qn.
Pour un entier n≥2, on donne une matrice M∈Mn(R) dont les coefficients mi,j sont des variables aléatoires indépendantes et identiquement distribuées selon une loi d'espérance μ. Pour λ∈R, calculer l'espérance de χM(λ).
Soient X et Y deux variables aléatoires réelles admettant chacune une variance. On suppose V(X)>0. Déterminer a,b∈R minimisant la quantitéE((Y−(aX+b))2).
Un signal est diffusé via un canal et un bruit vient s'ajouter à la transmission. Le signal est modélisé par une variable aléatoire discrète réelle S d'espérance mS et de variance σS2 connues. Le bruit est modélisé par une variable B indépendante de S d'espérance nulle et de variance σB2>0. Après diffusion, le signal reçu est X=S+B. Déterminer a,b∈R pour que Y=aX+b soit au plus proche de S, i.e. tel que l'espérance E((Y−S)2) soit minimale.
Q3-En déduire une relation entre pn+3, pn+2 et pn valable pour tout n≥1.
Q4-Exprimer le terme général de la suite (pn)n≥1.
Pour p nombre premier, on pose Ap=pN∗. Montrer que les Ap pour p parcourant P sont mutuellement indépendants pour la loi de probabilité précédente.
Q3-Prouver ζ(s)=p∈P∏1−p−s1.
Q4-La famille (1/p)p∈P est-elle sommable ?
Q3-Inversement, soit (θn)n∈N une suite vérifiant ∀n∈N,θn∈[0;1[ et ∑θn diverge. Montrer que la suite (θn)n∈N est un taux de panne associé à une certaine variable aléatoire T.
Q4-En exploitant les deux majorations précédentes, obtenir t2≤σ2/4.
Q5-Conclure σ2≤(b−a)2/4.
Q2-En déduire espérance et variance d'une loi binomiale négative de paramètres n et p.
Q4-Vérifier que la variable T admet une espérance et donner une formule exprimant celle-ci. Calculer cette espérance pour N=1 et N=2.
Q3-En déduire que la variable T admet une espérance et déterminer celle-ci.
Q2-Soit F={ω∈Ω∣ω n’appartient qu’aˋ un nombre fini de En}. Prouver que F est un événement et que P(F)=1.
Q3-Prouver que Z admet une espérance.
Q4-Montrer que T est d'espérance finie et calculer son espérance.
Q5-Calculer avec Python la moyenne d'apparition du motif PP. Conjecture ?
Q6-Montrer que q2=1/4, q3=1/8 et ∀n≥4,qn=2qn−1+4qn−2.
Q7-Montrer que T est d'espérance finie et calculer son espérance.