Exercices de Probabilités en maths Spé (prépa) (page 4) | The Maths Tailor
Exercices de Probabilités, Spé (prépa) (page 4)
158 exercices de Probabilités pour les maths Spé (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Espace probabilisé, Variables aléatoires discrètes, Espérance, variance et covariance, Fonctions génératrices.
Soient X et Y deux variables aléatoires suivant des lois de Poisson telles que X+Y suit une loi de Poisson. 1. Montrer que Cov(X,Y)=0. 2. X et Y sont-elles nécessairement indépendantes ?
On considère un péage composé de m guichets. On note N la variable aléatoire égale au nombre de voitures utilisant le péage en 1h. N suit une loi de Poisson de paramètre λ>0. Le choix du guichet se fait de manière aléatoire et indépendamment des autres voitures. On note X la variable aléatoire égale au nombre de voitures ayant pris le guichet n°1. 1. Calculer la probabilité conditionnelle P(X=k∣N=n) pour 0≤k≤n. 2. Montrer que P(X=k)=e−λk!(mλ)kn=0∑+∞n!(λ(1−m1))n. 3. Donner la loi de X. 4. Espérance et variance de X ?
Pour tout n∈N, on pose In=∫−∞+∞tne−t2dt 1. Justifier que In est bien définie. 2. Trouver une relation de récurrence entre In et In+2. 3. On considère une variable aléatoire X suivant une loi de Poisson de paramètre λ>0. On pose Y=IX. Calculer E(Y).
Soit X une variable aléatoire suivant une loi de Poisson de paramètre λ>0. Soit p∈N∗. On note Y le reste de la division euclidienne de X par p. Déterminer la loi de Y.
Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N. Montrer que X admet une espérance finie si et seulement si la série ∑P(X>n) converge et que, dans ce cas, E(X)=n=0∑+∞P(X>n).
Soit p∈]0,1[. On dispose d’une pièce amenant «pile» avec la probabilité p. On lance cette pièce jusqu’à obtenir pour la deuxième fois «pile». Soit X le nombre de «face» obtenus au cours de cette expérience. 1. Déterminer la loi de X. 2. Montrer que X admet une espérance finie et la calculer. 3. On procède à l’expérience suivante : si X prend la valeur n, on place n+1 boules numérotées de 0 à n dans une urne, et on tire ensuite une boule de cette urne. On note alors Y le numéro obtenu. Déterminer la loi et l’espérance de Y. 4. On pose Z=X−Y. Donner la loi de Z et vérifier que Z et Y sont indépendantes.
X et Y sont deux variables aléatoires indépendantes qui suivent respectivement les lois géométriques de paramètres p et q. On pose Z=max(X,Y). Déterminez E(Z).
On lance une pièce équilibrée jusqu’à obtention d’un pile. On note X le nombre de lancers effectués. On pioche ensuite une boule dans une urne contenant des boules numérotées de 1 à X et on note Y le numéro de la boule piochée. Déterminer l’espérance de Y.
1. Soit X une variable aléatoire positive. Montrer que X est d’espérance nulle si et seulement si X est presque sûrement nulle. 2. Soit X∈L2 une variablé aléatoire réelle. Montrer que X est de variance nulle si et seulement si X est presque sûrement constante.
Soient X1,…,Xn des variables aléatoires indépendantes suivant des lois de Poisson de paramètres respectifs λ1,…,λn. Déterminer la loi de S=k=1∑nXk.
Soient X1,…,Xn des variables aléatoires mutuellement indépendantes. On suppose que Xi∼B(ni,p) pour tout i∈[[1,n]]. Déterminer la loi de S=i=1∑nXi.
Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N sur un espace probabilisé (Ω,A,P). On considère une suite (Xn)n∈N∗ de variables aléatoires indépendantes sur (Ω,A,P) suivant la même loi que X. On se donne une autre variable aléatoire N à valeurs dans N sur le même espace probabilisé (Ω,A,P) indépendante des variables aléatoires précédentes. On pose S=k=1∑NXk, c’est-à-dire∀ω∈Ω,S(ω)=k=0∑N(ω)Xk(ω)1. Justifier que S est bien un variable aléatoire. 2. On note GX,GN et GS les fonctions génératrices respectives de X,N et S. Montrer que pour tout t∈[0,1],GS(t)=GN∘GX(t). 3. On suppose que les variables aléatoires X et N admettent des espérances finies. Montrer qu’il en est de même pour S et exprimer l’espérance de S en fonction de celles de N et X. 4. On suppose que les variables aléatoires X et N admettent des moments d’ordre deux. Montrer qu’il en est de même pour S et exprimer la variance de S en fonction des espérances et des variances de N et X.
On considère la série entière n∈N∑n!n2+n+1tn. 1. Donner le rayon de convergence R de cette série. 2. Calculer sa somme S(t) sur ]−R,R[. 3. On se donne une variable aléatoire X telle que, ∀t∈[−1,1],GX(t)=λS(t) avec λ∈R. a. Que vaut λ ? b. Calculer E(X) et V(X).
Soient X et Y deux variables aléatoires indépendantes à valeurs dans N définies sur un même espace probabilisé (Ω,A,P). Pour ∣t∣<1, on définit les fonctions génératrices de X et de Y respectivement par : • GX(t)=2−t1 • GY(t)=2−2−t 1. Déterminer le développement en série entière de la fonction GX. 2. Donner le coefficient d’ordre n∈N∗ du développement en série entière de la fonction t↦(1+t)1/2. On exprimera ce coefficient à l’aide de factorielles. 3. En déduire le développement en série entière de la fonction GY. 4. Pour tout n∈N, calculer P(X=n) et P(Y=n). 5. Soient S=X+Y et n∈N. Déterminer P(S=n). 6. Calculs d’espérances et de variances. a. Justifier que la variable aléatoire X+1 suit une loi géométrique dont on déterminera le paramètre. b. En déduire l’espérance et la variance de la variable aléatoire X. c. Déterminer à l’aide de la fonction génératrice GY l’espérance des variables aléatoires Y et Y(Y−1). d. En déduire la variance de la variable aléatoire Y. e. Déterminer l’espérance et la variance de la variable aléatoire S.
On lance une pièce équilibrée jusqu’à ce que le nombre de «piles» soit égal au double du nombre de «faces». On souhaite déterminer la probabilité qu’on ne s’arrête jamais. Pour cela, on note Xn la variable aléatoire valant −2 si on obtient «face» et 1 si on obtient pile. On pose également Sn=k=1∑nXk (S0=0). 1. On pose u(k)=P(n∈N⋃{Sn=k}) pour k∈Z. Montrer que∀k∈Z∗,u(k)=21u(k−1)+21u(k+2)2. a. Montrer que pour tout k∈Z et tout t>0,P(Sn≥k)≤(21et+21e−2t)ne−ktb. En déduire l’existence de t>0 et de ρ∈]0,1[ tel que∀k∈Z,P(Sn≥k)≤ρne−ktc. En déduire que k→+∞limu(k)=0. 3. Calculer u(k) pour tout k∈Z. 4. Répondre à la question initialement posée.
On considère une suite (Xi)i∈N∗ de variables aléatoires indépendantes suivant une loi de Bernoulli de paramètre p∈]0,1[. Soit r∈N∗. On définit la variable aléatoireTr=min({n∈N∗,i=1∑nXi=r}∪{+∞})1. Pour r=1, reconnaître la loi de Tr. 2. Calculer P(Tr=n) pour n∈N∗. 3. Montrer que l’évènement (Tr=+∞) est négligeable.
On lance une infinité de fois une pièce donnant «pile» avec probabilité 32 et «face» avec probabilité 31. On note X la variable aléatoire correspondant au nombre de lancers nécessaires pour obtenir pour la première fois deux piles consécutifs. On pose alors pn=P(X=n). 1. Calculer p2 et p3. 2. Justifier que pn+2=31pn+1+92pn pour tout entier n≥2. 3. Quelle valeur de p1 doit-on choisir pour que la relation de récurrence précédente reste valide lorsque n=1 ? 4. Calculer pn pour tout entier n≥1. 5. Calculer l’espérance de X.
On considère un point se déplaçant sur un axe. Au temps n=0, il se trouve à l’origine. Il se déplace ensuite successivement d’une unité vers la droite avec une probabilité p et d’une unité vers la gauche avec une probabilité 1−p. On note Sn sa position après n déplacements. 1. Déterminer la loi de S0,S1 et S2. 2. Déterminer de manière générale la loi de Sn. 3. Calculer la probabilité pn de l’événement {Sn=0}. 4. Justifier que P:t↦n=0∑+∞pntn est définie sur ]−1,1[ et calculer P(t) pour t∈]−1,1[. 5. On note T l’instant où le point retourne pour la première fois à l’origine (on convient que T=+∞ si le point ne retourne jamais à l’origine) et on pose qn=P(T=n). Justifier que Q↦n=0∑+∞qntn est définie et continue sur [−1,1]. 6. Montrer que P(t)=1+P(t)Q(t) pour tout t∈]−1,1[. 7. En déduire la valeur de qn. 8. Calculer la probabilité que le point retourne à l’origine. 9. T est-elle d’espérance finie ?
1. Une urne contient n boules blanches et n boules noires indiscernables au toucher. On tire simultanément n boules de l’urne. a. Quel est le nombre de tirages possibles ? b. Montrer quek=0∑n(kn)2=(n2n)2. Une puce se déplace sur un axe gradué d’origine O par bonds successifs d’une unité. Elle peut aller à tout instant, soit à droite, soit à gauche, avec équiprobabilité. On note Cn l’événement : «la puce est en O après n sauts». On donne : P(C0)=1. a. Déterminer P(C2n+1) et P(C2n). b. Calculer n→+∞limP(C2n) à l’aide de la formule de Stirling. 3. La puce peut à présent se déplacer suivant deux directions (droite, gauche, haut, bas) avec équiprobabilité. a. Montrer que P(C2n)=(n2n)2(41)2n. b. Calculer n→+∞limP(C2n).
La probabilité d’obtenir pile lors d’un lancer de pièce est p∈[0,1]. Le joueur A commence par lancer la pièce. S’il tombe sur pile alors il a gagné. Après le joueur A, le joueur B lance la pièce. S’il tombe sur face il a gagné. Le jeu s’arrête lorsque l’un des 2 joueurs a gagné. 1. Calculer la probabilité que le jeu s’arrête au lancer numéro n. (On distinguera les cas selon la parité de n). 2. Quelle est la probabilité que le joueur A gagne ? 3. Quelle est la probabilité que le jeu se termine ? 4. Quelle valeur donner à p pour que le jeu soit équitable. 5. Quel est le nombre moyen de coups joués.
Soit (Xn)n∈N∗ une suite de variables aléatoires indépendantes et identiquement distribuées sur un même espace probabilisé (Ω,A,P), à valeurs dans {−1,1} telles que∀n∈N∗,{P(Xn=1)=pP(Xn=−1)=1−poù p∈]0,1[. On pose Sn=k=1∑nXk pour n∈N (S0=0).
Q1-On pose u(k)=P(n∈N⋃{Sn=k}) pour k∈Z. Montrer que∀k∈Z∗,u(k)=pu(k−1)+(1−p)u(k+1)
On considère n ampoules s'allumant aléatoirement de manière indépendante, la probabilité que la i-ème s'allume étant de pi. On note Y la variable aléatoire donnant le nombre d'ampoules qui sont allumées.
Q1-Donner l'espérance et la variance de Y.
Q2-On note m=E(Y). Déterminer, à m fixé, les pi tels que V(Y) soit maximale. Quelle loi suit Y pour de tels pi ?
Soient X, Y, Z des variables aléatoires mutuellement indépendantes définies sur un même espace probabilisé (Ω,A,P) et suivant la même loi géométrique de paramètre p∈]0,1[.
Une urne contient initialement une boule blanche. On effectue un ou plusieurs lancers indépendants d'une pièce équilibrée : - si on obtient pile, on ajoute une boule noire et on lance à nouveau la pièce ; - si on obtient face, on tire une boule de l'urne et l'expérience s'arrête. On note X le numéro du lancer auquel on arrête l'expérience.
Q1-Déterminer la loi de X.
Q2-Quelle est la probabilité de tirer une boule blanche à la fin de l'expérience ?
Soit X et Y deux variables aléatoires indépendantes suivant la même loi géométrique de paramètre p∈]0,1[. On pose U=min(X,Y) et V=X−Y.
Q1-Écrire explicitement les lois suivies par X et Y.
Q2-a. Déterminer la loi conjointe du couple (U,V) puis les lois de U et de V. b. Montrer que U et V sont deux variables aléatoires indépendantes.
Q3-Réciproquement, on suppose que X et Y sont indépendantes de même loi, et que U et V sont indépendantes telles que∀(n,m)∈N∗×Z,P({U=n}∩{V=m})=0Montrer que X et Y suivent une loi géométrique dont on précisera le paramètre.
On cherche à obtenir toutes les pièces d'un puzzle de n pièces différentes. On achète chaque semaine une pièce emballée, chaque pièce étant équiprobable. Pour k∈N∗ on note Yk le nombre d'achats à effectuer, sachant qu'on a eu une (k−1)-ème pièce différente, avant d'avoir une k-ème pièce qu'on n'a pas déjà eue.
Q1-a. Les variables aléatoires Yk sont-elles mutuellement indépendantes ? Justifier que Y1 peut s'écrire comme une constante simple. b. Donner la loi de Yk, pour k∈N∗. Donner l'espérance, puis la variance de Yk.
On note ζ(s)=n=1∑∞ns1 pour s>1 et P={2,3,5,…} l'ensemble des nombres premiers.
Q1-Quelle valeur doit prendre λ∈R pour que la relation P({n})=λn−s définisse une loi de probabilité sur (N∗,P(N∗)) ? On considère l'espace probabilisé (N∗,P(N∗)) dans la suite.
Q2-Soit n∈N. On lance n fois une pièce de monnaie équilibrée. Soit Xn la variable aléatoire comptant le nombre de piles. Montrer que la probabilité que Xn soit divisible par k converge quand n tend vers l'infini et calculer sa limite.
On dispose d'une urne contenant trois jetons indiscernables numérotés de 1 à 3. On effectue une série de tirages indépendants avec remise d'un jeton. On note : - Y la variable aléatoire indiquant le nombre de tirages nécessaires pour avoir deux nombres différents ; - Z la variable aléatoire indiquant le nombre de tirages nécessaires pour avoir les trois numéros.
On considère un péage composé de m guichets. On note N la variable aléatoire égale au nombre de voitures utilisant le péage en 1h. N suit une loi de Poisson de paramètre λ>0. Le choix du guichet se fait de manière aléatoire et indépendamment des autres voitures. On note X la variable aléatoire égale au nombre de voitures ayant pris le guichet n∘1.
Q1-Calculer la probabilité conditionnelle P(X=k∣N=n) pour 0≤k≤n.
Q2-Montrer que P(X=k)=e−λ(mλ)kk!1n=0∑+∞n!λn(1−m1)n.
On lance une pièce équilibrée jusqu'à ce que le nombre de «piles» soit égal au double du nombre de «faces». Quelle est la probabilité qu'on ne s'arrête jamais ?
Q1-Une urne contient n boules blanches et n boules noires indiscernables au toucher. On tire simultanément n boules de l'urne. a. Quel est le nombre de tirages possibles ? b. Montrer que k=0∑n(kn)2=(n2n).
Q2-Une puce se déplace sur un axe gradué d'origine O par bonds successifs d'une unité. Elle peut aller à tout instant, soit à droite, soit à gauche, avec équiprobabilité. On note Cn l'événement : «la puce est en O après n sauts». On donne : P(C0)=1. a. Déterminer P(C2n+1) et P(C2n). b. Calculer n→+∞limP(C2n) à l'aide de la formule de Stirling.
Q3-La puce peut à présent se déplacer suivant deux directions (droite, gauche, haut, bas) avec équiprobabilité. a. Montrer que P(C2n)=(n2n)2(41)2n. b. Calculer n→+∞limP(C2n).
Q2-On suppose p<1/2 dans cette question. a. Montrer que pour tout k∈Z et tout t>0,P(Sn≥k)≤(pet+(1−p)e−t)ne−ktb. En déduire l'existence de t>0 et de ρ∈]0,1[ tel que∀k∈Z,P(Sn≥k)≤ρne−ktc. En déduire que k→+∞limu(k)=0.
Q2-On note X le nombre d'achats à effectuer avant d'avoir le puzzle complet. Exprimer X en fonction des Yk. Donner l'espérance de X en fonction de Hn=k=1∑nk1.
Q3-En utilisant une comparaison série-intégrale, déterminer un équivalent de Hn. En déduire un équivalent quand n→+∞ de l'espérance de X.
Q2-On pose Ar=rN∗ pour r∈N∗. Calculer P(Ar).
Q3-Montrer que (Ap)p∈P est une famille d'événements mutuellement indépendants.
Q4-Montrer que p∈P⋂Ap={1}. En déduire que ζ(s)=p∈P∏1−p−s1.