Exercices de Probabilités en maths Spé (prépa) (page 2) | The Maths Tailor
Exercices de Probabilités, Spé (prépa) (page 2)
158 exercices de Probabilités pour les maths Spé (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Espace probabilisé, Variables aléatoires discrètes, Espérance, variance et covariance, Fonctions génératrices.
Soit X1,…,Xn des variables aléatoires discrètes réelles. On appelle matrice de covariance de la famille (X1,…,Xn) la matriceΣ=(Cov(Xi,Xj))1≤i,j≤n.
Q1-Soit X=a1X1+⋯+anXn avec ai∈R. Exprimer la variance de X en fonction de la matrice Σ.
Soit (U,V) un couple de variables aléatoires indépendantes suivant la loi binomiale B(2,1/2).
Q1-Montrer que la somme de n variables aléatoires réelles indépendantes qui suivent la loi de Bernoulli de paramètre p∈]0;1[ suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
Q2-On pose S=(U−1)2+(V−1)2. Déterminer la loi de S.
Q3-On pose T=(U−1)(V−1)+1. Calculer E(S(T−1)). Déterminer la loi de T. Calculer la covariance de (S,T). Les variables S et T sont-elles indépendantes ?
Soient X1 et X2 deux variables aléatoires réelles suivant toutes les deux la loi d'une variable aléatoire X bornée. On suppose que X1+X2 suit la loi de la variable 2X. Montrer que X1=X2 presque sûrement.
Soit X et Y deux variables aléatoires discrètes indépendantes. On suppose que celles-ci suivent une même loi géométrique de paramètre p. Déterminer la loi de Z=X+Y.
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Puisque X et Y suivent la loi G(p), elles sont à valeurs dans N∗={1,2,…}. Ainsi, la variable aléatoire Z=X+Y prend ses valeurs dans N∖{0,1}={2,3,4,…}.
Soit k∈N avec k≥2. L'événement (X+Y=k) est la réunion disjointe des événements incompatibles (X=ℓ)∩(Y=k−ℓ) pour ℓ∈{1,…,k−1}. Par indépendance des variables X et Y :P(Z=k)=P(X+Y=k)=ℓ=1∑k−1P(X=ℓ∩Y=k−ℓ)=ℓ=1∑k−1P(X=ℓ)P(Y=k−ℓ).Or, pour tout j≥1, P(X=j)=P(Y=j)=p(1−p)j−1. D'où :P(Z=k)=ℓ=1∑k−1p(1−p)ℓ−1⋅p(1−p)k−ℓ−1=ℓ=1∑k−1p2(1−p)k−2.La quantité sommée ne dépend pas de ℓ, et le nombre de termes dans la somme vaut k−1. On en déduit :P(Z=k)=(k−1)p2(1−p)k−2.*(Remarque : Z suit une loi binomiale négative de paramètres (2,p)).*
45.Mode d'une variable de Poisson
Soit X une variable aléatoire de Poisson de paramètre λ>0.
Q1-Pour quelle valeur de n∈N, la probabilité de l'événement (X=n) est-elle maximale ?
Q2-Inversement, n étant fixé, pour quelle valeur du paramètre λ, la probabilité de (X=n) est-elle maximale ?
On lance cinq dés. Après ce premier lancer ceux des dés qui ont donné un « As » sont mis de côté et les autres sont relancés. On procède ainsi jusqu'à l'obtention des cinq « As ». On note T la variable aléatoire déterminant le nombre de lancers nécessaires.
Q1-Calculer P(T≤n) pour n∈N∗.
Q2-En déduire que T admet une espérance et déterminer celle-ci.
Soit X et Y deux variables aléatoires indépendantes suivant des lois géométriques de paramètres p et q>0. Quelle est la probabilité que la matrice suivante soit diagonalisable ?A=(X01Y).
On souhaite modéliser le nombre d'arrivées de « clients » dans un « service » durant un laps de temps T. Pour n∈N et s,t∈R avec 0≤s≤t, on note A(n,s,t) l'événement « il arrive n clients dans l'intervalle de temps [s;t[ ». On suppose les hypothèses (H1) à (H5) sur l'indépendance, la stationnarité, la continuité de p0, la normalisation et le développement asymptotique de 1−p0(t)−p1(t).
Q1-Justifier que la fonction p0 est décroissante et que ∀s,t∈R+,p0(s+t)=p0(s)p0(t).
Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N. On suppose que X suit une loi de Poisson de paramètre λ>0 et que la loi de Y sachant X=n est binomiale de paramètres n et p∈]0;1[.
Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N et p∈]0;1[. On suppose que la loi conjointe de X et Y vérifieP(X=k,Y=n)={(kn)anp(1−p)n0si k≤nsinonavec a∈R.
Q1-Déterminer la valeur de a.
Q2-Déterminer la loi marginale de Y.
Q3-Sachant ∀x∈]−1;1[,n=k∑+∞(kn)xn−k=(1−x)k+11, reconnaître la loi de X.
On réalise une suite de lancers indépendants d'une pièce ayant la probabilité p∈]0;1[ de tomber côté Pile. On note X la longueur de la première série de lancers identiques et Y la longueur de la seconde série. Par exemple, les successions de lancers PPFFFP… et FFPPPF… correspondent à X=2 et Y=3.
Q1-Déterminer la loi conjointe du couple (X,Y).
Q2-Calculer les espérances de X et Y et comparer celles-ci.
Soient X et Y deux variables aléatoires indépendantes suivant chacune des lois géométriques de paramètres p et q∈]0;1[. On poseU=min(X,Y)etV=max(X,Y)−min(X,Y).Les variables U et V sont-elles indépendantes ?
Soit (Ui)i∈N∗ une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant chacune une loi de Bernoulli de paramètre p∈]0;1[. Soient N une variable à valeurs dans N indépendante des précédentes et X, Y les variables déterminées parX=i=1∑NUietY=N−i=1∑NUi.On suppose d'abord que N suit une loi de Poisson de paramètre λ>0. Inversement, on suppose que les variables X et Y sont indépendantes et que la variable N n'est pas presque sûrement nulle.
On considère une expérience aléatoire ayant la probabilité p>0 de réussir et 1−p d'échouer. On répète l'expérience indépendamment jusqu'à obtention de m succès et on note Tm le nombre d'essais nécessaires à l'obtention de ces m succès.
Q1-Reconnaître la loi de T1.
Q2-Déterminer la loi de Tm dans le cas général m∈N∗.
Q3-Exprimer le développement en série entière de (1−t)m1.
On considère une expérience aléatoire ayant la probabilité p de réussir et q=1−p d'échouer définissant une suite de variables de Bernoulli indépendantes (Xn)n≥1. Pour m∈N∗, on note Sm la variable aléatoire déterminant le nombre d'essais jusqu'à l'obtention de m succès :Sm=k⟺X1+⋯+Xk=m et X1+⋯+Xk−1<m.
Q1-Déterminer la loi et la fonction génératrice de S1.
Une urne contient 4 boules rapportant 0,1,1,2 points. On y effectue n tirages avec remise et l'on note S le score total obtenu. Déterminer la fonction génératrice de S et en déduire la loi de S.
Montrer par les fonctions génératrices qu'il est impossible de « truquer » deux dés cubiques et indépendants pour que la somme d'un lancer suive une loi uniforme sur [[2;12]].
Un pion se déplace sur des cases numérotées par les entiers naturels. Initialement, il se trouve sur la case 0 et à chaque instant, il se déplace d'un nombre strictement positif de cases. On note Yi la variable aléatoire donnant le nombre de cases parcourues lors de la i-ème étape. On suppose que les Yi sont indépendantes et suivent la même loi. On poseSn=i=1∑nYi,fi=P(Y1=i)etf(t)=i=1∑+∞fiti.On note Ek l'événement « le pion atteint la case k » et uk=P(Ek).
Q1-Écrire en Python une fonction simulant l'expérience.
Q2-Décrire l'événement Ek à l'aide des variables aléatoires Sn.
Soit (Ω,T,P) un espace probabilisé, X une variable aléatoire à valeurs dans N, (Xn)n≥1 une suite de variables aléatoires i.i.d. suivant la loi de X et N une variable aléatoire indépendante des Xi et à valeurs dans N. Pour ω∈Ω, on poseS(ω)=k=1∑N(ω)Xk(ω).On étudie ensuite la transmission du nom de famille au cours des générations. On suppose que le nombre de descendants masculins d'un individu suit une loi de Poisson de paramètre λ∈]0;+∞[. On note Z0=1 et Zn le nombre de descendants à la n-ième génération.
Q1-Soit GX, GS et GN les séries génératrices de X, S et N. Montrer ∀t∈[0;1],GS(t)=GN∘GX(t).
Soit X une variable aléatoire à valeurs dans un ensemble fini X. Pour chaque valeur x∈X, on pose p(x)=P(X=x). On appelle entropie de la variable X le réelH(X)=−x∈X∑p(x)log(p(x))où l'on convient 0log0=0. Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans des ensembles finis X et Y. On appelle entropie conjointe de X et Y, l'entropie de la variable Z=(X,Y), notée H(X,Y). On appelle entropie de X sachant Y la quantité H(X∣Y)=H(X,Y)−H(Y).
Q1-Vérifier que H(X) est un réel positif. À quelle condition celui-ci est-il nul ?
Q2-On suppose les variables X et Y indépendantes, vérifier H(X,Y)=H(X)+H(Y).
Soient X une variable aléatoire discrète définie sur (Ω,A,P) et f une application définie sur X(Ω). À quelle condition les variables aléatoires X et Y=f(X) sont-elles indépendantes ?
Soit (Xn)n≥1 une suite de variables aléatoires deux à deux indépendantes avec Xn suivant une loi de Bernoulli de paramètre pn. Montrer que pour tout ε>0n→+∞limP(nX1+⋯+Xn−n1i=1∑npi<ε)=1.
Soit f:[0;1]→R une fonction continue et n∈N∗. On introduit Sn une variable aléatoire suivant une loi binomiale de paramètres n et x∈[0;1], Xn=Sn/n, et Yn=f(Xn). On pose Bn(f)(x)=E(Yn).
Q1-Donner les valeurs de l'espérance et de la variance de Xn. Justifier ∀α>0,P(∣Xn−x∣>α)≤4nα21.
On considère une urne contenant 4 boules blanches et 8 boules rouges. Quelle est la probabilité de la suite «blanc, blanc, rouge» si on tire successivement trois boules sans remise ?
On considère une urne A contenant deux boules rouges et trois boules vertes et une urne B contenant trois boules rouges et deux boules vertes. On tire au hasard une boule dans l’urne A que l’on place dans l’urne B. On tire ensuite successivement et sans remise deux boules dans l’urne B. Quelle est la probabilité que la boulé tirée dans l’urne A soit verte sachant que les deux boules tirées dans l’urne B sont rouges ?
On considère n urnes numérotées de 1 à n. L’urne numéro k contient k boules blanches et n−k boules noires. On choisit au hasard une urne puis une boule dans cette urne. 1. Quelle est la probabilité d’obtenir une boule blanche ? 2. On suppose qu’on a tiré une boule blanche. Quelle est la probabilité qu’elle ait été tirée dans l’urne numéro k ?
Q2-En déduire que les valeurs propres de la matrice Σ sont toutes positives.
Q2-Montrer que p0 est à valeurs strictement positives et qu'il existe un réel λ≥0 vérifiant ∀t∈R+,p0(t)=e−λt.
Q3-Justifier p1(t)t→0+=λt+o(t) et ∀n≥2,pn(t)t→0+=o(t).
Q4-Soit n∈N∗. Montrer ∀s,t≥0,pn(s+t)=k=0∑npk(s)pn−k(t). En déduire que pn est dérivable et ∀t≥0,pn′(t)=λ(pn−1(t)−pn(t)).
Q5-Obtenir l'expression de pn(t).
Q6-On note X la variable aléatoire déterminant le nombre de « clients » arrivant durant le laps de temps T>0. Déterminer la loi de X. Comment interpréter le paramètre λ ?
Q4-Les variables X et Y sont-elles indépendantes ?
Q2-Montrer que les variables X et Y sont indépendantes lorsque N∼P(λ).
Q3-Justifier que les pk=P(X=k) et les qℓ=P(Y=ℓ) sont tous strictement positifs.
Q4-Vérifier que (k+1)pk+1qℓ(1−p)=(ℓ+1)pkqℓ+1p.
Q5-En déduire une relation de récurrence sur les termes de la suite (pk) puis identifier la loi suivie par X.
Q6-En déduire que N suit une loi de Poisson.
Q4-Déterminer la fonction génératrice de Tm et en déduire son espérance.
Q3-Déterminer la fonction génératrice de Sm puis la loi de Sm.
Q4-En déduire ∀k∈N∗,uk=j=1∑kuk−jfj.
Q5-Justifier la définition de u(t)=k=0∑+∞uktk pour t∈[0;1] et montrer que u(t)=1−f(t)1.
Q6-Calculer u dans le cas où Y1−1 suit une loi de Bernoulli de paramètre p∈]0;1[ et en déduire les uk.
Q7-On suppose que Y1 prend un nombre fini de valeurs et que les entiers k tels que P(Y1=k)=0 sont premiers entre eux dans leur ensemble. Montrer que (uk) tend vers 1/E(Y1).
Q2-On suppose que X et N possèdent une espérance. Montrer que S possède une espérance et la calculer.
Q3-On suppose que X et N ont un moment d'ordre 2. Calculer la variance de S.
Q4-Écrire une fonction Python renvoyant le nombre de descendants masculins à la n-ième génération.
Q5-Fixer λ et n. Calculer une moyenne du nombre de descendants masculins. Comparer à E(Zn).
Q2-Rappeler le développement en série entière de la fonction exponentielle et calculer S(t).
Q3-Déterminer λ puis P(X=n) pour n∈N.
Q4-En déduire E(X) et V(X).
Q2-Vérifier que Bn(f)(x) est une fonction polynôme de la variable x.
Q3-Établir les majorations sur les deux parties de la somme.
Q4-Conclure qu'à partir d'un certain rang, on a ∀x∈[0;1],∣Bn(f)(x)−f(x)∣≤2ε.
Q3-On considère une variable aléatoire X telle que ∣X∣≤1 et E(X)=0. Montrer que E(etX)≤cosht≤et2/2.
Q4-Montrer E(etS)≤exp(2t2i=1∑nai2). En déduire P(Sn>ε)≤exp(−tε+2t2∑ai2).
Q5-En choisissant une bonne valeur de t, montrer P(Sn>ε)≤exp(−2∑ai2ε2).
Q6-Commenter le résultat observé à la première question.