Exercices de Loi des grands nombres en maths Terminale (page 2) | The Maths Tailor
Exercices de Loi des grands nombres, Terminale (page 2)
108 exercices de Loi des grands nombres pour les maths Terminale, avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Somme de variables aléatoires, Espérance et variance de combinaisons linéaires, Application à la loi binomiale, Moyenne d'un échantillon.
Une scierie contrôle la longueur des planches qu'elle débite. La longueur d'une planche, en centimètres, est modélisée par une variable aléatoire X d'espérance E(X)=200. On mesure la longueur moyenne M400 d'un échantillon de 400 planches débitées de façon indépendante.
Le client exige la garantie suivante :P(∣M400−200∣⩾0,2)⩽0,01Déterminer la variance maximale, puis l'écart type maximal, que le processus de sciage doit respecter pour satisfaire cette exigence. Interpréter le résultat.
Une entreprise de dépannage informatique facture ses prestations selon la formule C=40X+30, où X désigne la durée de l'intervention en heures et C le montant facturé en euros. La durée X d'une intervention est modélisée par une variable aléatoire d'espérance E(X)=1,5heure et d'écart type σ(X)=0,6heure (soit une variance V(X)=0,36).
Q1-a) Calculer l'espérance E(C) du montant facturé pour une intervention.
Q2-b) Calculer la variance V(C), puis l'écart type σ(C) du montant facturé.
Dans un logement, la consommation journalière d'eau pour l'électroménager est modélisée par une variable aléatoire X d'espérance E(X)=120litres. La consommation journalière pour les sanitaires et les douches est modélisée par une variable aléatoire Y d'espérance E(Y)=180litres. Les habitudes des occupants font que ces deux variables ne sont pas indépendantes.
Q1-a) Calculer la consommation totale moyenne journalière E(X+Y).
Q2-b) Préciser si l'absence d'indépendance entre X et Y remet en cause le résultat obtenu.
Une société d'expédition prépare deux colis postaux expédiés indépendamment. La masse du premier colis est modélisée par une variable aléatoire X de variance V(X)=0,25kg2. La masse du second colis est modélisée par une variable aléatoire Y de variance V(Y)=0,39kg2. Les variables X et Y sont indépendantes.
Q1-a) Justifier que V(X+Y)=V(X)+V(Y) puis calculer V(X+Y).
Q2-b) En déduire l'écart type σ(X+Y) de la masse totale des deux colis.
Une palette transporte 50 cartons de conserves identiques. La masse en grammes d'un carton est modélisée par une variable aléatoire Xi d'espérance E(Xi)=400g et de variance V(Xi)=16g2. On suppose que les masses X1,X2,…,X50 des cartons sont indépendantes et de même loi. On note S50=X1+X2+⋯+X50 la masse totale du chargement.
Q1-a) Calculer l'espérance E(S50) en grammes puis en kilogrammes.
Q2-b) Calculer la variance V(S50) puis l'écart type σ(S50) de la masse totale.
Un tensiomètre automatique effectue une série de 16 mesures indépendantes de la pression artérielle systolique d'un patient au repos. Chaque mesure Xi, exprimée en millimètres de mercure (mmHg), suit une loi d'espérance E(Xi)=125mmHg et de variance V(Xi)=64mmHg2. On note M16=161i=1∑16Xi la moyenne des 16 mesures.
Q1-a) Déterminer l'espérance E(M16) de cette moyenne.
Q2-b) Calculer la variance V(M16), puis l'écart type σ(M16) de la moyenne.
42.Majoration des écarts d'un standard téléphonique
Le nombre d'appels téléphoniques reçus en une heure par le standard d'un service d'urgence est modélisé par une variable aléatoire X d'espérance E(X)=60 et d'écart type σ(X)=5 (soit une variance V(X)=25).
À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, donner une majoration de la probabilité que le nombre d'appels reçus en une heure s'écarte de son espérance d'au moins 15 appels, c'est-à-dire majorer P(∣X−60∣⩾15).
Lors de l'assemblage d'un mécanisme de précision, on insère un axe cylindrique dans un alésage. Le diamètre de l'axe est modélisé par une variable aléatoire X d'espérance E(X)=50mm et de variance V(X)=0,04mm2. Le diamètre intérieur de l'alésage est modélisé par une variable aléatoire Y d'espérance E(Y)=50,5mm et de variance V(Y)=0,05mm2. On suppose que X et Y sont indépendantes. Le jeu mécanique est défini par la variable aléatoire J=Y−X.
Q1-a) Calculer l'espérance E(J) du jeu mécanique.
Q2-b) Calculer la variance V(J) puis l'écart type σ(J) du jeu mécanique.
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a) Par linéarité de l'espérance :E(J)=E(Y−X)=E(Y)−E(X)=50,5−50=0,5mmLe jeu moyen est donc de 0,5mm.
b) On écrit J=Y+(−1)X. Comme X et Y sont indépendantes, les variables Y et (−1)X le sont également. D'après l'additivité de la variance pour des variables indépendantes et la propriété V(aX)=a2V(X) :V(J)=V(Y)+V((−1)X)=V(Y)+(−1)2V(X)=V(Y)+V(X)V(J)=0,05+0,04=0,09mm2L'écart type est alors :σ(J)=V(J)=0,09=0,3mmPiège classique : pour des variables indépendantes, la soustraction ne soustrait pas les variances, elle les ajoute : V(Y−X)=V(Y)+V(X).
44.Minoration de la stabilité de production solaire
La production électrique journalière d'une installation de panneaux solaires photovoltaïques est modélisée par une variable aléatoire X exprimée en kilowattheures (kWh), d'espérance E(X)=14kWh et d'écart type σ(X)=1,2kWh (soit une variance V(X)=1,44).
À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev sous sa forme contraire, minorer la probabilité que la production journalière X soit strictement comprise entre 11kWh et 17kWh.
Dans un jeu de kermesse, un joueur tire au sort un jeton dans une première urne contenant des jetons numérotés 1 et 3, puis un jeton dans une seconde urne contenant des jetons numérotés 2 et 5. Les deux tirages sont indépendants. On note X la valeur obtenue au premier tirage et Y celle obtenue au second tirage. Les lois de probabilité de X et Y sont données par : - P(X=1)=0,4 et P(X=3)=0,6 - P(Y=2)=0,7 et P(Y=5)=0,3
On note S=X+Y la somme des deux valeurs obtenues.
Q1-a) Déterminer les valeurs possibles prises par S et établir la loi de probabilité de S.
Q2-b) Calculer l'espérance E(S) à partir de sa loi, puis vérifier ce résultat en utilisant la linéarité de l'espérance.
On lance deux dés équilibrés à six faces numérotées de 1 à 6, de manière indépendante. On note X le résultat du premier dé et Y celui du second dé. On s'intéresse à la somme S=X+Y.
Sans déterminer l'ensemble de la loi de probabilité de S, calculer la probabilité P(S=9).
47.Changement de variable pour un contrôle d'épaisseur
Une usine fabrique des plaquettes métalliques dont l'épaisseur X en millimètres varie légèrement autour de la cible de 20mm. La variable aléatoire X ne prend que trois valeurs : 19,8mm, 20,0mm et 20,2mm, avec les probabilités suivantes : - P(X=19,8)=0,2 - P(X=20,0)=0,5 - P(X=20,2)=0,3
Pour simplifier les calculs, on introduit la variable Y=0,2X−20=5X−100.
Q1-a) Donner les valeurs prises par Y et établir sa loi de probabilité.
Q2-b) Calculer l'espérance E(Y) et la variance V(Y).
Q3-c) En déduire E(X) et V(X) sans calculer directement les carrés des valeurs de X.
48.Bilan financier sur une série de tickets de loterie
Un joueur achète un ticket de jeu de grattage coûtant 2 euros. Le gain brut G, en euros, suit la loi suivante : - G=0euro avec probabilité 0,70 - G=3euros avec probabilité 0,20 - G=10euros avec probabilité 0,10
On note X=G−2 le gain net (en euros) sur un ticket.
Q1-a) Déterminer la loi de probabilité de X, puis calculer son espérance E(X) et sa variance V(X).
Q2-b) Une personne achète 100 tickets de ce jeu de manière indépendante. On note S100 son gain net total. Calculer E(S100), V(S100) et l'écart type σ(S100). Interpréter.
49.Vérification de la linéarité sur un score en deux mi-temps
Lors d'une rencontre sportive, le nombre de points marqués par une équipe en première mi-temps est modélisé par une variable aléatoire X prenant les valeurs 10 et 15 avec P(X=10)=0,4 et P(X=15)=0,6. Le nombre de points marqués en seconde mi-temps est modélisé par une variable aléatoire Y indépendante de X, prenant les valeurs 12 et 14 avec P(Y=12)=0,5 et P(Y=14)=0,5.
Q1-a) Calculer E(X) et E(Y), puis en déduire la somme E(X)+E(Y).
Q2-b) Déterminer la loi de probabilité de la somme des scores S=X+Y.
Q3-c) Calculer directement E(S) à partir de sa loi et constater que E(X+Y)=E(X)+E(Y).
Un laboratoire pharmaceutique produit des gélules dont la masse de principe actif, exprimée en milligrammes, est une variable aléatoire X d'espérance μ=500mg et de variance σ2=25mg2. On prélève un échantillon de n=100 gélules fabriquées de manière indépendante et on note M100 la masse moyenne de principe actif de cet échantillon.
Q1-a) Donner l'espérance E(M100) et la variance V(M100).
Q2-b) À l'aide de l'inégalité de concentration, donner une majoration de la probabilité que la masse moyenne M100 s'écarte de la valeur cible de 500mg d'au moins 1mg.
51.Quadruplement de la taille d'échantillon et concentration
Une minoterie conditionne des paquets de farine. La masse nette d'un paquet en grammes est modélisée par une variable aléatoire X d'espérance μ=1000g et de variance σ2=100g2. On souhaite évaluer la probabilité que la masse moyenne Mn d'un échantillon de taille n s'écarte de plus de 2g de l'espérance μ=1000g.
Q1-a) Calculer le majorant fourni par l'inégalité de concentration pour un échantillon de taille n1=50.
Q2-b) Calculer le majorant pour un échantillon de taille n2=200.
Q3-c) Comparer ces deux majorants et expliquer l'effet du quadruplement de la taille de l'échantillon sur la précision de l'encadrement.
52.Sélection de l'inégalité adaptée selon la grandeur étudiée
Une entreprise teste des ampoules LED. La durée de vie d'une ampoule, exprimée en milliers d'heures, est modélisée par une variable aléatoire X d'espérance μ=20 et d'écart type σ=4 (soit une variance σ2=16). Pour chacun des deux cas suivants, préciser quelle inégalité (Bienaymé-Tchebychev ou inégalité de concentration) s'applique directement et donner la majoration demandée :
Q1-a) On teste une ampoule unique. Majorer la probabilité que sa durée de vie s'écarte de son espérance d'au moins 6 milliers d'heures, soit P(∣X−20∣⩾6).
Q2-b) On teste un échantillon de n=64 ampoules indépendantes. On note M64 leur durée de vie moyenne. Majorer la probabilité P(∣M64−20∣⩾1).
53.Majoration de l'écart d'une fréquence de sondage
Lors d'une enquête d'opinion, la réponse d'un citoyen choisi au hasard est modélisée par une variable de Bernoulli X de paramètre p=0,4 (X=1 en cas d'accord, X=0 sinon). On interroge un échantillon de n=400 personnes de manière indépendante. On note F400=4001i=1∑400Xi la fréquence d'opinions favorables observée dans l'échantillon.
Q1-a) Calculer l'espérance E(F400) et la variance V(F400).
Q2-b) À l'aide de l'inégalité de concentration, donner une borne supérieure de la probabilité que la fréquence observée F400 s'écarte de la véritable proportion p=0,4 de plus de 5 points de pourcentage (soit δ=0,05).
54.Somme de paniers indépendants et distinction de modélisation
Un maraîcher prépare des colis de légumes. La masse en kilogrammes d'une cagette de tomates est modélisée par une variable aléatoire X d'espérance E(X)=10kg et de variance V(X)=0,5kg2. La masse en kilogrammes d'une cagette de courgettes est modélisée par une variable aléatoire Y d'espérance E(Y)=8kg et de variance V(Y)=0,3kg2. On compose un lot constitué de 3 cagettes de tomates et de 2 cagettes de courgettes, choisies de manière indépendante. On note T=X1+X2+X3+Y1+Y2 la masse totale du lot.
Q1-a) Calculer l'espérance E(T) et la variance V(T) du lot.
Q2-b) Un apprenti propose d'écrire T′=3X+2Y. Calculer V(T′) et expliquer pourquoi cette modélisation est incorrecte pour décrire le lot.
55.Calibrage d'un échantillon pour un contrôle de teneur
Un organisme de contrôle vérifie la teneur en sucre d'un lot de jus de fruits. La teneur en sucre par bouteille (en grammes par litre) est une variable aléatoire X de variance connue σ2=1,8g2/L2 et d'espérance inconnue μ. On réalise un échantillon de taille n de bouteilles indépendantes et on calcule la teneur moyenne Mn.
On souhaite déterminer la taille n minimale de l'échantillon pour que la probabilité que la teneur moyenne Mn s'écarte de plus de 0,3g/L de la teneur théorique μ soit inférieure ou égale à 0,05.
Q1-a) Exprimer le majorant de l'inégalité de concentration en fonction de n.
Q2-b) Résoudre l'inéquation obtenue et conclure sur la taille minimale d'échantillon nécessaire.
56.Risque financier et indemnisation d'un parc de véhicules
Une compagnie d'assurances couvre un parc de n=1000 véhicules identiques. Pour chaque véhicule, le montant annuel des sinistres en euros est modélisé par une variable aléatoire Xi d'espérance E(Xi)=350euros et d'écart type σ(Xi)=600euros (soit V(Xi)=360000euros2). On suppose que les sinistres des 1000 véhicules sont indépendants. La compagnie fait payer à chaque assuré une prime annuelle de 400 euros, soit une recette globale garantie de 400000 euros. On note S=i=1∑1000Xi le coût total annuel des sinistres et B=400000−S le bénéfice annuel de la compagnie.
Q1-a) Calculer l'espérance E(S) et l'écart type σ(S) du coût total des sinistres.
Q2-b) En déduire l'espérance E(B) du bénéfice annuel.
Q3-c) À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, majorer la probabilité que le coût total des sinistres S dépasse les recettes globales de 400000 euros (c'est-à-dire que la compagnie enregistre une perte, soit B<0).
57.Décroissance en racine de la dispersion de la moyenne
Lors d'une épreuve d'athlétisme, le temps de passage d'un coureur est mesuré par un système électronique. Chaque mesure X présente une incertitude aléatoire d'espérance μ et d'écart type σ=1,2s. Pour affiner la mesure, on enregistre n mesures indépendantes et on calcule leur moyenne Mn.
Q1-a) Exprimer l'écart type σ(Mn) en fonction de n, puis calculer sa valeur pour n=4, n=16 et n=64.
Q2-b) Par quel facteur la taille n de l'échantillon doit-elle être multipliée pour que l'écart type de la moyenne soit divisé par 2 ?
Q3-c) Déterminer le nombre minimal de mesures n nécessaires pour que l'écart type de la moyenne σ(Mn) devienne inférieur ou égal à 0,05s.
58.Tolérance géométrique et changement d'échelle sur des pistons
Une unité d'usinage fabrique des pistons métalliques dont le diamètre X (en mm) doit être le plus proche possible de la cible de 80mm. Le contrôle qualité modélise X par une variable aléatoire prenant 5 valeurs réparties symétriquement : - P(X=79,90)=0,1 - P(X=79,95)=0,2 - P(X=80,00)=0,4 - P(X=80,05)=0,2 - P(X=80,10)=0,1
Pour faciliter les calculs, on effectue le changement de variable Y=0,05X−80.
Q1-a) Quelles sont les valeurs prises par Y ? Justifier sans calcul lourd que E(Y)=0.
Q2-b) Calculer V(Y), puis en déduire l'espérance E(X) et la variance V(X).
Q3-c) À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, donner une borne supérieure de la probabilité qu'un piston choisi au hasard s'écarte d'au moins 0,10mm de la cote nominale de 80mm.
59.Écart de la loi binomiale et majoration conservative
Une usine fabrique des composants électroniques. Chaque composant a une probabilité p=0,05 d'être défectueux, indépendamment des autres. On prélève au hasard un lot de n=100 composants. Soit X la variable aléatoire dénombrant les composants défectueux dans le lot. On admet que X suit la loi binomiale B(100;0,05).
Q1-a) Rappeler les valeurs de l'espérance E(X) et de la variance V(X).
Q2-b) À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, donner une majoration de la probabilité P(∣X−5∣⩾5).
Q3-c) On donne les valeurs numériques fournies par une calculatrice : P(X⩽9)≈0,9718 et P(X=0)≈0,0059. En remarquant que l'événement (∣X−5∣⩾5) équivaut à (X=0 ou X⩾10), calculer la probabilité exacte P(∣X−5∣⩾5).
Q4-d) Comparer la majoration obtenue au b) avec la valeur exacte du c) et commenter.
60.Contrôle de remplissage de bouteilles et volume moyen d'un carton
Une usine conditionne des bouteilles de solvant de laboratoire. Le volume de liquide dans une bouteille (en mL) est une variable aléatoire X d'espérance μ=750mL et d'écart type σ=6mL (soit une variance σ2=36). On emballe ces bouteilles dans des cartons de n=36 bouteilles prélevées de manière indépendante. On note S36=i=1∑36Xi le volume total du carton et M36=36S36 le volume moyen par bouteille.
Q1-a) Déterminer l'espérance et la variance de S36, puis celles de M36.
Q2-b) À l'aide de l'inégalité de concentration, majorer la probabilité que le volume moyen M36 s'écarte d'au moins 2mL de la valeur nominale de 750mL.
61.Précision garantie à taille d'échantillon fixée
Une balance industrielle est utilisée pour contrôler le remplissage de sacs de ciment. Pour chaque sac, la pesée comporte une imprécision aléatoire d'espérance nulle et d'écart type σ=0,4kg (soit une variance σ2=0,16). On effectue une série de n=100 pesées indépendantes d'un même étalon d'espérance μ. On note M100 la moyenne obtenue.
On souhaite déterminer la plus petite valeur du seuil de précision δ>0 pour laquelle l'inégalité de concentration garantit que P(∣M100−μ∣⩾δ)⩽0,04.
Q1-a) Exprimer le majorant de l'inégalité de concentration en fonction de δ.
Q2-b) Résoudre l'inéquation et déterminer la précision δ minimale garantie au seuil de risque de 4%.
62.Déplacement aléatoire d'un robot sur une trajectoire
Un petit robot se déplace sur un rail rectiligne gradué en mètres. À chaque étape, son déplacement Xi (en mètres) dépend d'une impulsion aléatoire indépendante des étapes précédentes. La loi de Xi est donnée par : - Xi=+2 avec probabilité 0,5 - Xi=+1 avec probabilité 0,3 - Xi=−1 avec probabilité 0,2
On note D100=i=1∑100Xi la position du robot après 100 étapes, en partant de l'origine 0.
Q1-a) Calculer l'espérance E(Xi) et la variance V(Xi) d'une étape élémentaire.
Q2-b) Calculer l'espérance E(D100) et la variance V(D100) de la position finale.
63.Majoration universelle de la variance et échantillonnage sans a priori
On souhaite réaliser un sondage d'opinion pour estimer une proportion p∈[0;1] totalement inconnue au sein d'une population. On interroge un échantillon de n personnes indépendantes et on note Fn la fréquence observée.
Q1-a) Soit la fonction g définie sur [0;1] par g(p)=p(1−p). Étudier les variations de g et démontrer que pour tout p∈[0;1], p(1−p)⩽41.
Q2-b) En déduire que pour toute proportion p et pour tout δ>0 :P(∣Fn−p∣⩾δ)⩽4nδ21
Q3-c) Déterminer la taille minimale d'échantillon n permettant de garantir que P(∣Fn−p∣⩾0,02)⩽0,05, quelle que soit la valeur inconnue de p.
64.Durée cumulée d'assemblage en production industrielle
Sur une chaîne de montage, la fabrication d'un appareil ménager nécessite deux opérations successives. La durée de la première opération (en minutes) est une variable aléatoire X d'espérance E(X)=15min et de variance V(X)=4min2. La durée de la seconde opération est une variable aléatoire Y d'espérance E(Y)=25min et de variance V(Y)=9min2. Les deux opérations s'effectuent indépendamment. Le temps total d'assemblage d'un appareil est T=X+Y.
Q1-a) Calculer l'espérance E(T) et la variance V(T) du temps d'assemblage d'un appareil.
Q2-b) Une équipe assemble une série de n=50 appareils indépendants au cours d'une semaine. On note M50 le temps moyen d'assemblage par appareil sur cette série. Déterminer E(M50) et V(M50).
65.Démonstration guidée de l'espérance d'une loi binomiale
Soit X une variable aléatoire suivant la loi binomiale B(n,p), avec n∈N∗ et p∈[0;1]. On rappelle qu'une telle variable modélise le nombre de succès lors de la répétition de n épreuves de Bernoulli indépendantes et identiques de paramètre p.
Q1-a) On note Xi la variable aléatoire indicatrice du succès lors de la i-ième épreuve (Xi=1 en cas de succès, Xi=0 en cas d'échec). Déterminer la loi de probabilité de Xi et démontrer que E(Xi)=p.
66.Démonstration guidée de la variance d'une loi binomiale
Soit X∼B(n,p) une variable aléatoire binomiale, décomposée en somme de n variables de Bernoulli indépendantes X=i=1∑nXi, où chaque Xi vaut 1 avec probabilité p et 0 avec probabilité 1−p.
Q1-a) Démontrer que Xi2=Xi, puis en déduire que E(Xi2)=p. Démontrer alors que V(Xi)=p(1−p).
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a) Comme Xi ne prend que les valeurs 0 et 1, on constate que 02=0 et 12=1. Par conséquent, pour toutes les issues de l'univers, on a l'égalité Xi2=Xi. On en déduit :E(Xi2)=E(Xi)=pD'après la formule de Koenig-Huygens pour la variance :V(Xi)=E(Xi2)−(E(Xi))2=p−p2=p(1−p)b) Pour deux variables aléatoires indépendantes A et B, l'additivité de la variance s'énonce :V(A+B)=V(A)+V(B)Par récurrence sur le nombre de termes : on écrit Y1+⋯+Yk+1=(Y1+⋯+Yk)+Yk+1, où Y1+⋯+Yk et Yk+1 sont indépendantes (dans une succession d'épreuves indépendantes, la première ne dépend que des k premières épreuves, la seconde de la suivante), et la propriété pour deux variables donne V(Y1+⋯+Yk+1)=V(Y1+⋯+Yk)+V(Yk+1). Ainsi, si Y1,Y2,…,Yn sont des variables aléatoires mutuellement indépendantes, alors :V(i=1∑nYi)=i=1∑nV(Yi)Puisque le schéma de Bernoulli repose par définition sur la répétition d'épreuves indépendantes, les variables X1,…,Xn sont mutuellement indépendantes.
c) En appliquant l'additivité de la variance à la décomposition X=i=1∑nXi :V(X)=V(i=1∑nXi)=i=1∑nV(Xi)=i=1∑np(1−p)=np(1−p)L'écart type étant la racine carrée de la variance :σ(X)=V(X)=np(1−p)d) L'hypothèse d'indépendance est absolument essentielle : sans elle, la variance d'une somme n'est plus nécessairement égale à la somme des variances. Par exemple, si toutes les variables étaient identiques (Xi=X1 pour tout i), on aurait X=nX1 et V(X)=n2V(X1)=n2p(1−p), ce qui est très différent de np(1−p). C'est donc bien l'indépendance des épreuves qui garantit l'additivité et conduit au facteur n et non n2.
67.Démonstration de l'inégalité de concentration
Soit (X1,X2,…,Xn) un échantillon de taille n∈N∗ d'une variable aléatoire X d'espérance μ et de variance σ2>0. Les variables Xi sont donc indépendantes et de même loi que X. On note Mn=n1i=1∑nXi la moyenne empirique de l'échantillon.
68.Démonstration de la loi des grands nombres par les gendarmes
Soit (Xn)n⩾1 une suite de variables aléatoires indépendantes et de même loi, admettant une espérance μ et une variance σ2>0. Pour tout entier n⩾1, on pose Mn=n1i=1∑nXi. Soit δ>0 un réel fixé arbitrairement.
Q1-a) Rappeler l'inégalité de concentration vérifiée par la probabilité P(∣Mn−μ∣⩾δ).
Une usine produit en grande série des puces électroniques pour ordinateurs. On estime que chaque puce a une probabilité p=0,02 de présenter un micro-défaut de gravure. On prélève un échantillon aléatoire de n puces fabriquées de manière indépendante. On note Fn la fréquence observée de puces défectueuses dans cet échantillon.
Q1-a) Exprimer l'espérance E(Fn) et la variance V(Fn) en fonction de n.
Q2-b) À l'aide de l'inégalité de concentration, donner une majoration de la probabilité P(∣Fn−0,02∣⩾0,01) en fonction de n.
Q3-c) Déterminer la taille minimale d'échantillon n pour que le risque que la fréquence observée s'écarte de plus de 0,01 de la proportion réelle 0,02 soit inférieur ou égal à 2% (0,02).
Q4-d) Dans la pratique industrielle, des contraintes d'équipement limitent la taille du lot de contrôle à n=2500 puces. Déterminer la précision δ garantie avec un risque d'au plus 5%.
70.Détermination de l'écart type maximal admissible pour une balance
Un laboratoire de métrologie utilise une balance pour vérifier des masses étalons de valeur théorique μ=100g. Chaque pesée individuelle Xi est modélisée par une variable aléatoire d'espérance μ=100g et d'écart type σ>0 inconnu. On effectue une série de n=64 pesées indépendantes et on calcule la moyenne M64=641i=1∑64Xi.
La norme de certification impose que la probabilité que la moyenne des 64 pesées s'écarte de plus de 0,05g de la valeur exacte soit inférieure ou égale à 1% (0,01).
Q1-a) Exprimer le majorant de l'inégalité de concentration pour P(∣M64−100∣⩾0,05) en fonction de σ.
Q2-b) En déduire la condition que doit vérifier σ2, puis déterminer la valeur maximale admissible pour l'écart type σ d'une pesée individuelle afin de respecter la norme.
Q3-c) Montrer que l'événement « le volume total S36 est compris entre 26928mL et 27072mL » équivaut à ∣M36−750∣<2. En déduire une minoration de la probabilité de cet événement.
Q3-c) À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, donner une majoration de la probabilité que la position finale du robot s'écarte de plus de 25 mètres de son espérance.
Q3-c) À l'aide de l'inégalité de concentration, donner une borne supérieure de la probabilité que le temps moyen d'assemblage par appareil s'écarte de son espérance d'au moins 1 minute.
Q2-b) Justifier rigoureusement que X=i=1∑nXi.
Q3-c) Rappeler la propriété de linéarité de l'espérance pour la somme de deux variables aléatoires. Démontrer par récurrence que pour tout entier m⩾1 et pour toutes variables aléatoires Y1,…,Ym, on a E(i=1∑mYi)=i=1∑mE(Yi).
Q4-d) En déduire que E(X)=np.
Q2-b) Rappeler la propriété admise d'additivité de la variance pour deux variables aléatoires indépendantes. Justifier pourquoi cette propriété s'étend à la somme de n variables indépendantes.
Q3-c) En déduire que V(X)=np(1−p) et donner l'expression de l'écart type σ(X).
Q4-d) Préciser le rôle crucial joué par l'hypothèse d'indépendance des épreuves dans cette démonstration.
Q3-c) On admet l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev : pour toute variable aléatoire Y admettant une variance et pour tout réel δ>0, on a P(∣Y−E(Y)∣⩾δ)⩽δ2V(Y). En appliquant cette inégalité à la variable Mn, démontrer l'inégalité de concentration :P(∣Mn−μ∣⩾δ)⩽nδ2σ2
Q4-d) Écrire l'inégalité équivalente encadrant la probabilité que la moyenne Mn appartienne à l'intervalle ouvert ]μ−δ;μ+δ[.
Q3-c) Déterminer la limite de nδ2σ2 lorsque n→+∞.
Q4-d) À l'aide du théorème des gendarmes pour les suites réelles, en déduire que :n→+∞limP(∣Mn−μ∣⩾δ)=0
Q5-e) En déduire la limite de P(∣Mn−μ∣<δ) lorsque n→+∞ et formuler une interprétation statistique de ce résultat (loi faible des grands nombres).
Q3-c) Supposons que la balance actuelle présente un écart type σ=0,08g. Combien de pesées indépendantes n faudrait-il réaliser au minimum pour satisfaire la même exigence de certification ?