Exercices de Intégration en maths Sup (prépa) (page 2) | The Maths Tailor
Exercices de Intégration, Sup (prépa) (page 2)
208 exercices de Intégration pour les maths Sup (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Intégration des fonctions en escalier, Intégration des fonctions continues par morceaux, Calcul de primitives et d'intégrales, Approximation d'intégrales.
Si n∈N∗ et x∈R, soit fn(x)=k=1∑nksin(kx). Soit xn le plus petit réel strictement positif en lequel fn atteint un maximum local. Calculer limfn(xn).
Étudier la suite suivanteun=n2r(1)+r(2)+⋯+r(n)avec r(k) le reste de la division euclidienne de n par k. Indice : étudier la suite suivantevn=n2(n−r(1))+(n−r(2))+⋯+(n−r(n)).
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La division euclidienne de n par k s'écritn=⌊n/k⌋k+r(k)et doncn−r(k)=k⌊n/k⌋puisvn=n1k=1∑nnk⌊kn⌋ce qui fait penser à une somme de Riemann associée à la fonction f:t↦t⌊1/t⌋ définie et continue par morceaux sur ]0;1]. Bien qu'elle soit prolongeable par continuité en 0, ce prolongement n'est pas continue par morceaux sur [0;1] (il n'existe pas de subdivision finie du segment [0;1] qui soit adaptée) et l'on ne peut donc pas employer directement le théorème du cours relatif aux sommes de Riemann : cela va nous obliger à un petit découpage... Soit N∈N∗. On peut écrirevn=n1k=1∑⌊n/N⌋nk⌊kn⌋+n1k=⌊n/N⌋+1∑nnk⌊kn⌋.D'une partn1k=1∑⌊n/N⌋nk⌊kn⌋≤n1k=1∑⌊n/N⌋1≤n⌊n/N⌋≤N1et d'autre part, par les sommes de Riemannn−⌊n/N⌋1k=⌊n/N⌋+1∑nnk⌊kn⌋n→+∞∫1/N1t⌊1/t⌋dt.Par le changement de variable u=1/t∫1/N1t⌊1/t⌋dt=∫1Nu3⌊u⌋du=k=1∑N∫kk+1u3kdupuis∫1/N1t⌊1/t⌋dt=21k=1∑N((k+1)21−k+11+k1)=21k=1∑N+1k21et l'on remarque que21k=1∑N+1k21N→+∞12π2.En choisissant N assez grand pour que 1/N≤ε et 21k=N+2∑+∞k21≤ε, on avn−12π2≤ε+nn−⌊n/N⌋n−⌊n/N⌋1k=⌊n/N⌋+1∑Nnk⌊kn⌋−12π2+n⌊n/N⌋12π2.Puis pour n assez grandvn−12π2≤ε+nn−⌊n/N⌋(k=N+2∑+∞k21+ε)+n⌊n/N⌋12π2ce qui donnevn−12π2≤ε+2ε+ε12π2.Finalement vn→π2/12 puis un→1−π2/12.
49.Limites de sommes via Riemann (2)
On etudie la limite de sommes du type p=n+1∑2nap en les interpretant comme des sommes de Riemann.
Soit f une fonction réelle de classe C1 positive et décroissante sur I=[a;b]. Soit g une fonction continue sur I. On définit G:I→R par la relationG(x)=∫axg(t)dt.
Q1-Montrer qu'il existe m,M∈R tel que G([a;b])=[m;M]
Q2-Montrer que ∫abf(t)g(t)dt=f(b)G(b)−∫abf′(t)G(t)dt
Soit f:[a;b]→R une fonction continue. On suppose∫abf(t)g(t)dt=0pour toute fonction g:[a;b]→R continue et s'annulant en a et b. Montrer que f est la fonction nulle.
Soient f:[0;1]→R une fonction continue décroissante et g:[0;1]→R une fonction continue prenant ses valeurs dans [0;1]. Montrer que∫01f(x)g(x)dx≤∫0λf(x)dxavecλ=∫01g(x)dx.Que devient cette inégalité lorsque f est croissante ?