Exercices de Endomorphismes d'un espace euclidien en maths Spé (prépa) (page 2) | The Maths Tailor
Exercices de Endomorphismes d'un espace euclidien, Spé (prépa) (page 2)
289 exercices de Endomorphismes d'un espace euclidien pour les maths Spé (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Adjoint d'un endomorphisme, Projecteurs orthogonaux et symétries orthogonales, Matrices orthogonales et isométries vectorielles, Réduction des isométries.
(a) Vérifier que l'on définit un produit scalaire sur R2 par :⟨x,y⟩=x1y1+5x2y2−2(x1y2+x2y1).(b) Pour quelle(s) valeur(s) de a∈R l'endomorphisme u canoniquement représenté parM=(20a0)est-il symétrique ?
Soient E un espace vectoriel euclidien de dimension n et S sa sphère unitéS={x∈E∣∥x∥=1}.Pour p∈{1,…,n}, on note Vp l'ensemble des sous-espaces vectoriels de E de dimension p.
Soit f un endomorphisme symétrique de E de valeurs propres λ1≤⋯≤λn comptées avec multiplicité. Établirλp=V∈Vpminx∈S∩Vmax(f(x)∣x).
Soit u un endomorphisme symétrique d'un espace euclidien E de dimension n non nulle.
On poseHu={x∈E∣(u(x)∣x)=1}.Énoncer une condition nécessaire et suffisante portant sur le spectre de u pour qu'il existe un vecteur unitaire élément de Hu.
Q2-Soit f l'endomorphisme canoniquement associé à la matrice A. Montrer que le noyau de f2+f+Id est de dimension paire et en déduire la forme de la matrice de f dans une base bien choisie.
Q1-Montrer que les valeurs propres de A sont positives.
Q2-Soit (Xi)1≤i≤n une famille orthonormée de colonnes telle que la famille (MXi)1≤i≤n soit orthogonale. Montrer que les Xi sont des vecteurs propres de A.
À quelles conditions nécessaires et suffisantes sur a,b,c existe-t-il P∈O2(R) telle que A=PBtP ?
À quelles conditions nécessaires et suffisantes sur a existe-t-il b,c∈R et P∈O2(R) tels que A=PBtP ?
À quelles conditions nécessaires et suffisantes sur c existe-t-il a,b∈R et P∈O2(R) tels que A=PBtP ?
(b) A=(acbd)∈M2(R) et B=(2112)
À quelles conditions nécessaires et suffisantes sur a,b,c,d existe-t-il P∈GL2(R) telle que A=PBP−1 ?
À quelles conditions nécessaires et suffisantes sur a existe-t-il b,c,d∈R et P∈GL2(R) tels que A=PBP−1 ?
À quelles conditions nécessaires et suffisantes sur d existe-t-il a,b,c∈R et P∈GL2(R) tels que A=PBP−1 ?
(c) Si A,B∈Mn(R), justifier l'existence deP,Q∈On(R)maxdet(PAtP+QBtQ).(d) Calculer ce maximum si B=(2112) et A=(1−2−2−1).
(e) Si A,B∈Mn(R),P,Q∈GLn(R)supdet(PAP−1+QBQ−1)est-il fini en général ? (Si oui, le montrer, si non, donner un contre-exemple).
(f) De manière générale, si A1,…,Ak∈S2+(R) déterminerP1,…,Pk∈O2(R)maxdet(P1A1tP1+⋯+PkAktPk)
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(a) Si A et B sont orthogonalement semblables, ces deux matrices sont semblables et ont donc même trace et même déterminant. On en tire les conditions nécessaires a+c=4 et ac−b2=3
Inversement, si a+c=4 et ac−b2=3 alors A et B ont le même polynôme caractéristique X2−4X+3 de racines 1 et 3. Les matrices A et B étant symétriques réelles, elles sont toutes les deux orthogonalement semblables à D=diag(1,3) et donc A et B sont orthogonalement semblables.
Pour a fixé, on trouvera b et c convenables si, et seulement si, on peut trouver b∈R tel que b2=ac−3=a(4−a)−3 d'où la condition nécessaire et suffisante 1≤a≤3.
Par symétrie, pour c fixé, on obtient la condition 1≤c≤3.
(b) Le raisonnement est analogue au précédent en parlant seulement de matrices semblables et l'on obtient la condition double a+d=4 et ad−bc=3.
Pour a fixé, il existe toujours b,c,d∈R tels que A et B soient semblables : il suffit de prendre d=4−a et b et c de sorte que bc=−a2+4a−3.
Pour d fixé : idem.
(c) La fonction (P,Q)↦det(PAtP+QBtQ) est continue, à valeurs réelles et définie sur le compact non vide On(R)×On(R), elle y admet donc un maximum.
(d) Après réduction, la matrice symétrique réelle A est orthogonalement semblable à la matrice D=diag(5,−5) ce qui permet d'écrire A=UDtU avec U∈O2(R). On a alorsdet(PAtP+QBtQ)=det(D+VBtV)avec V=tUtPQ parcourant O2(R). La matrice VBtV est de la forme(abbc)avec a+c=4, ac−b2=3 et 1≤a≤3 et doncdet(PAtP+QBtQ)=2(2−a)5−2est maximal pour a=1. FinalementP,Q∈On(R)maxdet(PAtP+QBtQ)=2(5−1).(e) Non, prenons par exempleA=(0001)etB=(0001).La matriceC=(xx1−x1−x)est semblable à B et peut donc s'écrire C=QBQ−1 avec Q∈GL2(R). Pour P=I2∈GL2(R), on obtientPAP−1+QBQ−1=(xx1−x2−x)de déterminantx(2−x)−x(1−x)=xx→+∞+∞.(f) En remplaçant Ai par une matrice orthosemblable, on peut supposer Ai de la formeAi=(αi00βi)avec αi≥βi et donc écrireAi=2tr(Ai)I2+(δi00−δi)avec δi=2αi−βi≥0.
Une matrice orthogonale Pi peut s'écrire sous la formePi=(cosθisinθi−sinθicosθi)ouPi=(cosθisinθisinθi−cosθi)et alors dans les deux casPiAitPi=2tr(Ai)I2+(δicos(2θi)δisin(2θi)δisin(2θi)−δicos(2θi)).En posantm=21(tr(A1)+⋯+tr(Ak))on peut écriredet(P1A1tP1+⋯+PkAktPk)=det(mI2+(∑i=1kδicos(2θi)∑i=1kδisin(2θi)∑i=1kδisin(2θi)−∑i=1kδicos(2θi)))et après calculdet(P1A1tP1+⋯+PkAktPk)=m2−(i=1∑kδicos(2θi))2+(i=1∑kδisin(2θi))2.Pour maximiser le déterminant, il suffit de savoir minimiser la fonction donnée parf(α1,…,αk)=(i=1∑kδicos(αi))2+(i=1∑kδisin(αi))2.On peut interpréter f dans le plan complexef(α1,…,αk)=∣δ1eiα1+⋯+δkeiαi∣2.Quitte à réordonner les matrices Ai, on peut supposerδ1≥δ2≥…≥δk.Cas δ1≤δ2+⋯+δk
On peut montrer que la fonction f s'annule : c'est assez facile si k=2 car alors δ1=δ2, c'est aussi vrai si k≥3 en établissant que le système suivant possède une solution{δ2sinα=δ3sinβδ2cosα+δ3cosβ=δ1−(δ4+⋯+δk)que l'on obtient avecα=arcsin(δ2δ3sinβ)et β∈[0;π/2] bien choisi.
Dans ce cas le maximum de det(P1A1tP1+⋯+PkAktPk) vaut m2.
Cas δ1>δ2+⋯+δk
La fonction f ne peut s'annuler carδ1eiα1+⋯+δkeiαi=0⇒δ1=∣−(δ2ei(α2−α1)+⋯+δkei(αk−α1))∣et en passant au module on obtient alors δ1≤δ2+⋯+δk.
La fonction est de classe C1 et admet donc un minimum sur le compact [0;2π]k qui est un point critique. Si (β1,…,βk) est un point critique alors∀1≤i≤k,∂αi∂f(β1,…,βk)=0ce qui donne∀1≤i≤k,Csinβi=ScosβiavecC=j=1∑kδjcosβjetS=j=1∑kδjsinβj.Ici (C,S)=(0,0) car on est dans le cas où la fonction f ne s'annule pas. On obtient alorscosβisinβicosβjsinβj=0.Les points du cercles trigonométriques repérés par les angles βi et βj sont alors confondus ou diamétralement opposés. Cela permet d'écrire pour chaque indice icosβi=εicosαetsinαi=εisinαavec εi=±1 et α un angle fixé. On a alorsf(β1,…,βn)=(i=1∑kεiδi)2et doncminf=(ε1,…,εn=±1mini=1∑kεiδi)2=μ2et alors la borne supérieure cherchée vautm2−μ2=(m−μ)(m+μ).Cette quantité peut aussi s'interpréter comme égale àλ(2m−λ)avec λ la quantité la plus proche de m que l'on parvient à obtenir en sommant k valeurs chacune choisies parmi les deux valeurs propres possibles de chaque matrice A1,…,Ak.
Cette résolution m'a pris des heures... elle me semble bien compliquée et n'exploite pas la positivité des matrices Ai ! Néanmoins l'expression compliquée de la solution et, notamment la discussion, ne me semble pas pouvoir être évitée !
66.Base obtuse et positivité de M−1
Soit (E,⟨⋅,⋅⟩) un espace euclidien de dimension n≥2.
Q1-Soient e=(e1,…,en) une base orthonormée de E, (x1,…,xn) et (y1,…,yn) dans En. On introduitA=Mate(x1,…,xn)etB=Mate(y1,…,yn).Déterminer les coefficients de la matrice tAB.
Q2-Soit (x1,…,xn) une base de E. Montrer qu'il existe une unique famille (y1,…,yn) de E telle que∀(i,j)∈{1,…,n}2,⟨yi,xj⟩=δi,j.Montrer que (y1,…,yn) est une base de E et exprimer la matrice de passage de la base (x1,…,xn) à la base (y1,…,yn) à l'aide de la matriceM=(⟨xi,xj⟩)1≤i,j≤n.
Q3-On considère désormais une famille (x1,…,xn) de E vérifiant∀i∈{1,…,n},∥xi∥=1,∀(i,j)∈{1,…,n}2,i=j⇒⟨xi,xj⟩<0et∃v∈E,∀i∈{1,…,n},⟨xi,v⟩>0.Montrer que la famille (x1,…,xn) est une base de E.
Q4-On pose M=(⟨xi,xj⟩)1≤i,j≤n∈Mn(R) et S=In−M/n. Montrer que S est diagonalisable et que Sp(S)⊂]0;1[.
Q5-Montrer que les coefficients de M−1 sont positifs.
Q6-Soit (y1,…,yn) la famille associée à (x1,…,xn) vérifiant ⟨yi,xj⟩=δi,j pour tout (i,j) (cf. question précédente sur la construction de cette famille). Montrer∀(i,j)∈{1,…,n}2,⟨yi,yj⟩≥0.