Exercices de Endomorphismes d'un espace euclidien en maths Spé (prépa) (page 8) | The Maths Tailor
Exercices de Endomorphismes d'un espace euclidien, Spé (prépa) (page 8)
289 exercices de Endomorphismes d'un espace euclidien pour les maths Spé (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Adjoint d'un endomorphisme, Projecteurs orthogonaux et symétries orthogonales, Matrices orthogonales et isométries vectorielles, Réduction des isométries.
1. Soit A∈GLn(R). Montrer qu'il existe une matrice S∈Sn++(R) telle que A⊤A=S2. 2. Montrer qu'il existe un couple (Q,S)∈On(R)×Sn++(R) tel que A=QS. 3. Montrer l'unicité du couple (Q,S) de la question précédente. 4. On se donne maintenant A∈Mn(R). Montrer qu'il existe un couple (Q,S)∈On(R)×Sn+(R) tel que A=QS. On pourra utiliser des arguments topologiques. A-t-on encore unicité du couple (Q,S)?
Pour une matrice diagonale D et α∈R, on notera Dα la matrice diagonale dont les coefficients diagonaux sont les puissances αèmes de ceux de D. Soit A∈Mm,n(R). 1. Justifier que A⊤A∈Sn+(R). 2. On pose r=rg(A⊤A). Justifier qu'il existe une matrice V∈On(R) et une matrice D∈Mr(R) diagonale à coefficients diagonaux strictement positifs telles que V⊤A⊤AV=(D000). 3. On pose V=(V1,V2) avec V1∈Mn,r(R) et V2∈Mn,n−r(R). Montrer que AV2=0. 4. On pose U1=AV1D−1/2. Montrer qu'il existe U2∈Mm,r−m(R) telle que U=(U1,U2)∈Om(R). 5. Vérifier que A=UΣV⊤ avec Σ=(D1/2000).
Soit A∈Mn(R) antisymétrique et semblable à une matrice réelle triangulaire supérieure. 1. Déterminer le spectre de A. 2. Montrer que An=0. 3. Montrer que A2=0. 4. Montrer que A=0.
Soit n≥2, A∈Mn(R) la matrice avec des 1 sur la diagonale, sur la première colonne et sur la première ligne, puis des 0 partout ailleurs. 1. Montrer que A est diagonalisable. 2. Cas n=2 : calculer les éléments propres de A. 3. Cas n=2 : a. Montrer que 1 est une valeur propre de A. b. Montrer que si λ est une valeur propre de A autre que 1, alors (λ−1)2=n−1. c. Expliciter les éléments propres de A. d. Calculer le déterminant de A en fonction de n.
1. Soit (A,B)∈Mn(R)2. On dit que B est congruente à A s'il existe P∈GLn(R) telle que B=P⊤AP. Montrer que la congruence est une relation d'équivalence sur Mn(R). 2. Soit A∈Sn(R). On appelle signature de A le couple (p,q) où p est le nombre de valeurs propres strictement positives de A (comptées avec multiplicité) et q est le nombre de valeurs propres strictement négatives de A (comptées avec multiplicité). a. Soit A∈Sn(R) de signature (p,q). Montrer que A est congruente à Ip000−Iq0000. b. En déduire que si A et B ont même signature, alors elles sont congruentes. 3. Soit S∈Sn(R) de signature (p,q). a. Démontrer qu'il existe trois sous-espaces vectoriels E+, E− et E0 de Mn,1(R) tels que • ∀X∈E+∖{0},X⊤SX>0; • ∀X∈E−∖{0},X⊤SX<0; • ∀X∈E0,X⊤SX=0; • Mn,1(R)=E+⊕E−⊕E0; • dimE+=p,dimE−=q. b. On suppose qu'il existe trois sous-espaces vectoriels F, G et H de Mn,1(R) tels que • ∀X∈F∖{0},X⊤SX>0; • ∀X∈G∖{0},X⊤SX<0; • ∀X∈H,X⊤SX=0; • Mn,1(R)=F⊕G⊕H. Montrer que dimF=p et dimG=q. 4. En déduire que deux matrices symétriques congruentes ont même signature.
Soit (f1,…,fn) une famille de vecteurs d'un espace préhilbertien E. On note A=(⟨fi,fj⟩)1≤i,j≤n. 1. Montrer que A∈Sn+(R). 2. Montrer que det(A)=0 si et seulement si la famille (f1,…,fn) est liée.
On munit Mn(R) muni de son produit scalaire canonique. On note An(R) l'ensemble des matrices antisymétriques et Sn+(R) l'ensemble des matrices symétriques positives. Soit A∈Mn(R) telle que : ∀U∈On(R),tr(AU)≤tr(A) 1. Déterminer le supplémentaire orthogonal de An(R). 2. Soit B∈An(R), montrer que ∀x∈R,exp(xB)∈On(R). 3. Montrer que A∈Sn+(R). 4. Étudier la réciproque.
Soit n≥1 un entier naturel. On se donne des réels strictement positifs x1,…,xn et on pose m=n1j=1∑nxj. On note Sn++(R) l'ensemble des matrices réelles symétriques définies positives d'ordre n. 1. Démontrer l'inégalité suivante : k=1∑nln(mxk)≤k=1∑n(mxk−1). 2. En déduire l'inégalité (k=1∏nxk)1/n≤n1k=1∑nxk. 3. Établir que l'inégalité précédente est une égalité si, et seulement si, x1=x2=⋯=xn. 4. Dans cette question, B désigne une matrice de Sn++(R). Démontrer l'inégalité (detB)1/n≤n1tr(B) et établir que c'est une égalité si, et seulement si, B∈vect(In). On considère désormais une matrice A=(ai,j)1≤i,j≤n∈Sn++(R). 5. Démontrer que pour tout i∈[[1,n]], on a ai,i>0. 6. On pose D=diag(a1,11,a2,21,…,an,n1) et B=DAD. Montrer que B∈Sn++(R) et en déduire que det(A)≤a1,1a2,2…an,n avec égalité si, et seulement si, A est diagonale.
On pose Qn=(X2−1)n=(X+1)n(X−1)n pour n∈N. 1. Montrer que φ:(P,Q)↦∫−11P(t)Q(t)dt est un produit scalaire sur Rn[X]. On notera φ(P,Q)=⟨P,Q⟩ par la suite. 2. Soit n et k deux entiers tels que 0≤k<n. Montrer que Qn(k)(−1)=Qn(k)(1)=0. 3. On pose Pn=Qn(n) pour n∈N. Montrer que (Pk)0≤k≤n est une base orthogonale de Rn[X]. 4. Soit L:P∈Rn[X]↦(X2−1)P′′+2XP′. Montrer que L est un endomorphisme auto-adjoint de Rn[X]. 5. Montrer que pour tout k∈[[0,n]], Pk est un vecteur propre de L.
Soient n∈N et E=Rn[X]. Pour tout P∈E, on pose L(P)=P′′−2XP′. Pour tous P,Q∈E, on note ⟨P,Q⟩=∫−∞+∞P(t)Q(t)e−t2dt. 1. Vérifier que ⟨⋅,⋅⟩ est un produit scalaire sur E. 2. Montrer que L est diagonalisable. On précisera ses valeurs propres. 3. Montrer que L est auto-adjoint pour ⟨⋅,⋅⟩. 4. Montrer que l'orthonormalisée de Gram-Schmidt de la base canonique de E diagonalise L i.e. est une base de vecteurs propres de L.
Soit E un espace euclidien de dimension n≥2. Une application u:E→E est dite antisymétrique si ∀(x,y)∈E2,⟨x,u(y)⟩+⟨y,u(x)⟩=0 On note A(E) l'ensemble des applications antisymétriques de E. Remarque. Rien à voir avec les applications multilinéaires antisymétriques! 1. Soit u∈A(E). Montrer que u est linéaire. 2. Soit u:E→E. Démontrer l'équivalence entre les propositions suivantes : (i) u est linéaire et ∀x∈E,⟨u(x),x⟩=0; (ii) u est antisymétrique; (iii) u est linéaire et sa matrice dans une base orthonormée est antisymétrique. 3. Montrer que A(E) est un R-espace vectoriel et déterminer sa dimension. 4. Soit u∈A(E). Montrer que Im u est l'orthogonal de Ker u. 5. Montrer que si F est un sous-espace vectoriel de E stable par u alors F⊥ est également stable par u.
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2. Soit E l'ensemble des matrices A∈Mn(R) telles que A⊤=A2+A−In. On appelle a l'endomorphisme de Rn canoniquement associé à A. 1. Décrire a si A est symétrique, avec A∈E. 2. Décrire a si on ne suppose plus A symétrique, avec A∈E.
Soit E un espace euclidien de dimension n et u un endomorphisme de E vérifiant : ∀x∈E,⟨u(x),x⟩=0 1. Montrer que la matrice de u dans une base orthonormale de E est antisymétrique. 2. Montrer que (Ker u)⊥ est stable par u. 3. Montrer qu'il existe une base orthonormale de E dans laquelle la matrice de u est de la forme (000N) avec N inversible. 4. Montrer que le rang de u est pair.
260.Réduction des endomorphismes anti-auto-adjoints
Soit u un endomorphisme d'un espace eucliden E vérifiant u∗=−u. 1. Montrer que s=u2 est un endomorphisme auto-adjoint. 2. Soit λ une éventuelle valeur propre non nulle de s. Montrer que λ<0. 3. Soit x un vecteur propre de s associé à la valeur propre λ. Montrer que F=vect(x,u(x)) est stable par u. On note uF l'endomorphisme de F induit par u. 4. Montrer qu'il existe une base orthonormée de F dans laquelle la matrice de uF est de la forme (0a−a0) avec a>0. 5. Montrer qu'il existe une base orthonormée de E dans laquelle la matrice de u est diagonale par blocs de la forme (0) ou (0a−a0) avec a>0. 6. Enoncer un résultat analogue pour les matrices antisymétriques.
Soit A∈Mn(R). 1. On suppose A antisymétrique. Montrer que pour tout X∈Mn,1(R), X⊤AX=0. 2. On se propose de prouver la réciproque. a. On suppose que pour tout (X,Y)∈Mn,1(R)2, X⊤AY=−Y⊤AX. Montrer que A est antisymétrique. b. En déduire le résultat souhaité.
Soit A∈Mn(R) une matrice antisymétrique. 1. On suppose dans cette question que n est impair. Montrer que det(A)=0. 2. Soit λ une éventuelle valeur propre réelle de A. Montrer que λ=0. 3. En déduire que det(A)≥0.
Soit n∈N∗. On travaille dans l'espace des matrices Mn(R). 1. Montrer que l'application (A,B)↦tr(A⊤B) est un produit scalaire sur Mn(R). Que peut-on dire de la base canonique de Mn(R). 2. Montrer que pour toute matrice A∈Mn(R), on a ∣tr(A)∣≤n∥A∥. 3. a. Quel est l'orthogonal de l'espace Sn(R) des matrices symétriques? b. Soit A∈Mn(R). Exprimer la distance de A à Sn(R) en fonction des coefficients de A? 4. Soit U∈On(R). Montrer que pour tout A∈Mn(R), ∥UA∥=∥AU∥=∥A∥. 5. Montrer que pour A,B∈Mn(R), ∥AB∥≤∥A∥∥B∥.
1. Montrer qu'on définit un produit scalaire sur R[X] en posant ⟨P,Q⟩=n=0∑+∞anbn pour P=n=0∑+∞anXn et Q=n=0∑+∞bnXn. 2. On pose F=vect(1+Xn,n∈N∗). Montrer que F est un hyperplan de R[X]. 3. Montrer que F⊥={0}. Conclusion?
Soit S∈Sn(R) une matrice symétrique dont les coefficients diagonaux sont nuls et D une matrice diagonale. Montrer que S+D est semblable à D si, et seulement si, S est nulle.