Exercices de Matrices en maths Sup (prépa) (page 6) | The Maths Tailor
Exercices de Matrices, Sup (prépa) (page 6)
203 exercices de Matrices pour les maths Sup (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Matrices à coefficients dans K, Opérations élémentaires sur les lignes et les colonnes d'une matrice, L'anneau M_n(K), Représentation matricielle des vecteurs et des applications linéaires.
Soit E l'ensemble des matrices de la forme (a0cb) avec a,b,c∈R.
Q1-
[(a)] Montrer que E est un R-espace vectoriel. Donner sa dimension ainsi qu'une base.
[(b)] Montrer que E est un anneau. Est-il commutatif ?
[(c)] On note G l'ensemble des matrices de E telles que a>0 et b>0. Montrer que G est un groupe.
Q2-Soit A∈E. Calculer Ap pour tout p∈N. On pourra distinguer les cas a=b et a=b.
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1.(a)E est l'ensemble des matrices triangulaires supérieures (a0cb) avec a,b,c∈R.
E est un sous-espace vectoriel de M2(R) (la combinaison linéaire de deux telles matrices est de la même forme, et la matrice nulle est dans E). Une base est :e1=(1000),e2=(0001),e3=(0010).La dimension de E est 3.
(b) Vérifions que E est un sous-anneau de (M2(R),+,×). I2=(1001)∈E. Et :(a0cb)(a′0c′b′)=(aa′0ac′+cb′bb′)∈E.Donc E est stable par produit. Comme (E,+) est un sous-groupe et E est stable par produit avec I2∈E, E est un sous-anneau.
E n'est pas commutatif : e1e3=(0010)=e3 mais e3e1=(0000)=e3.
(c) Soit G={(a0cb)∈E:a>0,b>0}.
- I2∈G (a=b=1>0). - Produit : si a,b,a′,b′>0, alors aa′>0 et bb′>0, donc le produit est dans G. - Inverse : (a0cb)−1=(1/a0−c/(ab)1/b). Comme a,b>0, on a 1/a,1/b>0, donc l'inverse est dans G.
Donc G est un sous-groupe de (GL2(R),×).
2. Soit A=(a0cb). Calculons Ap par récurrence.
Cas a=b : montrons par récurrence que Ap=(ap0c⋅a−bap−bpbp).
- Pour p=0 : A0=I2 et a−ba0−b0=0. ✓ - Pour p=1 : a−ba−b=1. ✓ - Hérédité : Ap+1=Ap⋅A=(ap0ca−bap−bpbp)(a0cb)=(ap+10apc+cba−bap−bpbp+1).
Le coefficient (1,2) vaut c(ap+b⋅a−bap−bp)=c⋅a−bap(a−b)+b(ap−bp)=c⋅a−bap+1−bp+1. ✓
Cas a=b : montrons que Ap=(ap0pcap−1ap).
En effet, A=aI2+cN avec N=(0010), N2=0. Par le binôme : Ap=apI2+pap−1cN=(ap0pcap−1ap). ✓Ap=⎩⎨⎧ap0ca−bap−bpbp(ap0pcap−1ap)si a=bsi a=b3. On pose Bn=p=0∑np!Ap.
Cas a=b :Bn=(∑p=0np!ap0c⋅a−b1∑p=0np!ap−bp∑p=0np!bp)n→+∞(ea0a−bc(ea−eb)eb).Cas a=b :Bn=(∑p=0np!ap0c∑p=1np!pap−1∑p=0np!ap)=(∑p=0np!ap0c∑p=1n(p−1)!ap−1∑p=0np!ap)n→+∞(ea0ceaea).B=⎩⎨⎧ea0a−bc(ea−eb)eb(ea0ceaea)si a=bsi a=b(On note que la formule du cas a=b est la limite de celle du cas a=b quand b→a, par continuité.)
4. L'application f:E→E définie par f(A)=B=exp(A)=p=0∑+∞p!Ap.
- f n'est pas linéaire : en général exp(A+A′)=exp(A)+exp(A′) (déjà en dimension 1, ex+y=ex+ey). Plus simplement, f(0)=I2=0.
- f est injective : si f(A)=f(A′) avec A=(a0cb) et A′=(a′0c′b′), alors ea=ea′ et eb=eb′, donc a=a′ et b=b′. Le coefficient (1,2) donne alors c=c′ (dans les deux cas a=b et a=b). Donc A=A′.
- f n'est pas surjective sur E : l'image de f est contenue dans G (le groupe de la question 1(c)), car les coefficients diagonaux de f(A) sont ea>0 et eb>0. Par exemple, la matrice (−1001)∈E n'est pas dans l'image (car ea>0 pour tout a∈R).
- Image de f : Im(f)=G={(a0cb):a>0,b>0}. En effet, pour tout élément de G avec a,b>0, on peut trouver α=lna, β=lnb et γ tel que f(α0γβ)=(a0cb), en résolvant sur γ.Im(f)=G.
138.Navale
Soient a∈R∗ et M=0a1a21a0a1a2a0. Calculer de deux façons Mn pour tout n∈N.
Soit Un le sous-ensemble de Tn+(K) constitué des matrices dont tous les coefficients diagonaux valent 1. Prouver que Un est un sous-groupe de GLn(K).
Soit An la matrice carrée de taille n suivante :An=0−1⋮−11⋱⋱⋯⋯⋱⋱−11⋮10Montrer que An est inversible si et seulement si n est pair et calculer son inverse dans ce cas.
Dire si les matrices suivantes sont inversibles ou non. Le cas échéant, calculer leur inverse ou sinon, donner une base de leur image et une base de leur noyau.
Les applications suivantes sont clairement linéaires. Déterminer leur noyau et leur image et écrire dans chaque cas la matrice M correspondante rapportée aux bases canoniques.
SoitA=312−1−1−12−1−1−12considérée comme matrice d'un endomorphisme f de R3 dans la base canonique. En déterminer l'image et le noyau. Montrer qu'il s'agit d'un projecteur.
Déterminer des bases du noyau et de l'image de A=−11017100117321. Donner aussi des systèmes d'équations cartésiennes (avec un nombre minimum d'équations) de kerA et ImA.
Montrer qu'une matrice M∈Mn(K) est de rang r si et seulement si il existe deux familles libres (X1,…,Xr) et (Y1,…,Yr) de vecteurs colonnes de Mn,1(K) telles que M=X1Y1⊤+⋯+XrYr⊤.
Soit E un K-espace vectoriel de dimension 3 et B=(e1,e2,e3) une base de E. On considère les matricesA=413−20−2−2−1−1etD=000010002Soit f l'endomorphisme de E dont la matrice dans la base B est A.
Q1-Montrer qu'il existe une base C=(ε1,ε2,ε3) de E telle que la matrice de f dans C soit D.
Q3-On pose Bn=p=0∑np!Ap. Montrer que la suite (Bn) converge et préciser sa limite B.
Q4-On note f l'application de E dans E qui à la matrice A associe la matrice B définie dans la question précédente. f est-elle linéaire ? injective ? surjective ? Préciser son image.
Q3-Que peut-on en conclure pour l'application f ? Donner un exemple d'une telle application.
Q2-Déterminer une matrice P de GL3(R) telle que A=PDP−1. Calculer P−1.
Q3-Calculer An pour tout n∈N.
Q4-En déduire le terme général des suites (xn)n∈N, (yn)n∈N et (zn)n∈N définies par :⎩⎨⎧x0=1y0=0z0=0et∀n∈N⎩⎨⎧xn+1=4xn−2(yn+zn)yn+1=xn−znzn+1=3xn−2yn−zn
Q2-Prouver que la famille B′ définie par f1=e2−e3, f2=−e1+e3, f3=e1+e2 est une base de R3.
Q3-Calculer la matrice P=mat(B→B′) et son inverse.
Q4-Calculer la matrice M′ de f dans la base B′ de R3.