Exercices de Réduction géométrique en maths Spé (prépa) (page 4) | The Maths Tailor
Exercices de Réduction géométrique, Spé (prépa) (page 4)
333 exercices de Réduction géométrique pour les maths Spé (prépa), avec tous les énoncés en accès libre. 2 corrigés sont offerts ; les autres corrigés sont réservés aux abonnés. Au programme du chapitre : Rappels et compléments, Éléments propres d'un endomorphisme ou d'une matrice carrée, Diagonalisabilité, Trigonalisabilité.
Soit M∈Mn(R) telle que M^2 soit triangulaire supérieure à coeflcients diagonaux deux à deux distincts. Montrer que M est aussi triangulaire supérieure.
Dans cet exercice, n désigne un entier naturel non nul.
Q1-Soit D∈Mn(C). Déterminer l'inverse de (InOnDIn).
Q2-Soient A,B∈Mn(C) diagonalisables telles que Sp(A)∩Sp(B)=∅. Montrer que pour toute matrice C∈Mn(C), les matrices (AOnCB) et (AOnOnB) sont semblables.
Q1-Déterminer les entiers k pour lesquels l'équation eiθ+eikθ=1 admet au moins une solution θ∈R.
Q2-Soit Sk l'ensemble des suites réelles u telles que ∀n∈N,un+k=un+un+k−1. À quelle condition sur k, Sk contient-il une suite périodique non nulle ?
On dit qu'une matrice A∈Mn(C) vérifie la propriété (P) si ∃α∈C, A + tCom A = αIn.
Q1-Traiter le cas n=2. Désormais, on suppose n≥3.
Q2-Rappeler le lien entre la comatrice et l'inverse d'une matrice inversible.
Q3-Soient A,B∈GLn(C). Montrer que Com(AB)=Com(A)Com(B).
Q4-Montrer que si A∈GLn(C) vérifie (P) alors toutes les matrices semblables à A vérifient aussi (P).
Q5-On suppose la matrice A inversible, non scalaire et ne possédant qu'une seule valeur propre. Montrer que A vérifie (P) si, et seulement si, il existe une matrice N telle que N2=On et un complexe λ tel que λn−2=1 pour lesquels A=λIn+N.
Q6-On suppose que A vérifie la propriété (P) et possède au moins deux valeurs propres distinctes. Montrer que A est diagonalisable et conclure quelles sont les matrices de cette forme vérifiant (P).
Montrer que l'application f : P(X) 7→(X2 -1)P ''(X) + 2XP '(X) est un endomorphisme de l'espace vectoriel réel E = Rn[X]. Former la matrice de f relative à la base canonique de E. En déduire la diagonalisabilité de f ainsi que ses valeurs propres et la dimension des sous-espaces propres associés.
Soient A∈R[X] et B∈R[X] scindé à racines simples de degré n + 1. Soit Φ l'endomorphisme de Rn[X] qui à P∈R[X] associe le reste de la division euclidienne de AP par B. Déterminer les éléments propres de Φ. L'endomorphisme Φ est-il diagonalisable ?
Soit E un espace vectoriel réel de dimension finie, f∈L(E) tel que f^2 = f. Étudier les éléments propres et la diagonalisabilité de l'endomorphisme u^7→fu -uf de L(E).
Soient E un espace vectoriel réel de dimension finie et f∈L(E). On définit T∈L(E) →L(E) par T(g) = f∘g -g∘f. Montrer que si f est diagonalisable, alors T est diagonalisable ; si f est nilpotente, alors T est nilpotente.
Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie et e = (e1, . . . , en) une base de E. On considère l'endomorphisme f de E déterminé par ∀k ∈{1, . . . , n}, f(ek) = ek + n X i=1 ei.
Q1-Donner la matrice de f dans e.
Q2-Déterminer les sous-espaces propres de f.
Q3-L'endomorphisme f est-il diagonalisable ?
Q4-Calculer le déterminant de f. L'endomorphisme f est-il inversible ?
On considère un R-espace vectoriel de dimension finie E, u un endomorphisme de E, U = (ui,j) la matrice de u dans une base de E, ei,j les projecteurs associés à cette base et Ei,j la matrice de ces projecteurs. On considère φ l'endomorphisme dans L(E) tel que φ(v) = u∘v.
Q1-Montrer que φ et u ont les mêmes valeurs propres.
Q2-Calculer UEi,j en fonction des Ek,j. En déduire qu'il existe une base de L(E) dans laquelle la matrice de φ est diagonale par blocs.
Soient D=diag(λ1,…,λn) et ϕ:M↦DM−MD endomorphisme de Mn(K).
Q1-Calculer φ(Ei,j) où Ei,j désigne la matrice élémentaire d'indice (i, j) de Mn(K). Quelle particularité présente la matrice de φ relativement à la base canonique de Mn(K) ?
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n ≥2.
Q1-Donner un exemple d'endomorphisme f de E dont l'image et le noyau ne sont pas supplémentaires.
Q2-On suppose, dans cette question seulement, que f est un endomorphisme de E diagonalisable. Justifier que l'image et le noyau de f sont supplémentaires.
Q3-Soit f un endomorphisme de E. Montrer qu'il existe un entier naturel non nul k tel que Im(fk)⊕ker(fk)=E. L'endomorphisme fk est-il nécessairement diagonalisable ?
Q4-Le résultat démontré en c) reste-t-il valable si l'espace est de dimension infinie ?
Soit f un endomorphisme d'un K-espace vectoriel E de dimension n∈N^*. On suppose que f possède exactement n valeurs propres distinctes. Montrer que seuls les polynômes en f commutent avec f. On pourra introduire un polynôme interpolateur convenable.
Soit A=1000010−12. 1. Polynôme caractéristique et spectre : Le polynôme caractéristique de A se calcule facilement : χA(X)=det(XI3−A)=(X−1)det(X−11X−2)=(X−1)(X(X−2)+1)=(X−1)(X2−2X+1)=(X−1)3. Le polynôme caractéristique est scindé, la matrice A est donc trigonalisable. L'unique valeur propre est λ=1. 2. Recherche des vecteurs propres (Espace propre E1) : Le sous-espace propre E1=ker(A−I3) est donné par le système : ⎩⎨⎧0=0−y−z=0y+z=0⟹z=−y. Ainsi, les vecteurs propres sont de la forme (x,y,−y)T. Une base de E1 est formée de e1=(1,0,0)T et e2=(0,1,−1)T. La dimension de E1 est 2, ce qui est strictement inférieur à 3 (la multiplicité algébrique). La matrice n'est pas diagonalisable. 3. Trigonalisation : Pour trigonaliser A, on complète la base (e1,e2) par un troisième vecteur e3 tel que (e1,e2,e3) soit une base de R3. Prenons par exemple e3=(0,0,1)T. Calculons l'image de e3 par A : Ae3=(0,−1,2)T. Exprimons Ae3 dans la base (e1,e2,e3) : on cherche a,b,c tels que Ae3=ae1+be2+ce3. On voit que Ae3=−e2+e3. Donc a=0,b=−1,c=1. La matrice de passage est P=(e1∣e2∣e3)=10001−1001. La matrice triangulaire supérieure obtenue est T=P−1AP=1000100−11.
149.Trigonaliser, matrice de passage
Montrer que la matrice13−2−5−574−2−87est trigonalisable et préciser une matrice de passage.
Soient f, g endomorphisme d'un K-espace vectoriel E de dimension finie. On suppose que f est diagonalisable. Montrer : f∘g = g∘f⇐⟹ chaque sous-espace propre de f est stable par g.
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie. Déterminer les f∈L(E) tels que tout sous-espace vectoriel de E stable par f possède un supplémentaire stable.
Soit u un endomorphisme d'un R-espace vectoriel E de dimension finie non nulle. Montrer qu'il existe une droite vectorielle ou un plan vectoriel stable par u.
Soient f une endomorphisme de Rn et A sa matrice dans la base canonique de Rn. On suppose que λ est une valeur propre non réelle de A et que Z∈Cn est un vecteur propre associé. On note X et Y les vecteurs de Rn dont les composantes sont respectivement les parties réelles et imaginaires des composantes de Z.
Q1-Montrer que X et Y sont non colinéaires.
Q2-Montrer que Vect(X,Y) est stable par f.
Q3-On suppose que la matrice de f est A, matrice réelle 4×4 de polynôme caractéristique (X+1)(X−2)(X2−2X+2). Déterminer tous les plans stables par f.
*Énoncé fourni par le concours Centrale-Supélec (CC-BY-NC-SA).*
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie et u∈L(E) tel que u3 = Id. Décrire les sous-espaces stables de u. Même question avec E un R-espace vectoriel.
Soit u un endomorphisme diagonalisable d'un K-espace vectoriel E de dimension finie. Montrer qu'un sous-espace vectoriel F non nul est stable par u si, et seulement si, il possède une base de vecteurs propres de u.
Soit A∈Mn(Z) de polynôme caractéristique i=1∏n(X−λi) avec λi∈C. Déterminer une matrice à coefficients entiers de polynôme caractéristique i=1∏n(X−λip).
Q2-Soit f un endomorphisme diagonalisable d'un K-espace vectoriel E de dimension finie. L'endomorphisme φ: u 7→f ∘u -u ∘f de L(E) est-il diagonalisable ?